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TIC – Contribution du secteur au Pib : Le Sénégal rate encore sa cible

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La contribution de l’industrie des Tic au Pib n’a pas bougé depuis 2019. Elle est restée à 3,6%, alors qu’elle devait atteindre 10% en 2022. Une contreperformance soulignée dans le rapport annuelle conjointe du ministère de la Communication, des télécommunications et de l’économie numérique. La santé financière du privé national a été pointée du doigt et pour se défendre, ce dernier évoque  un problème de confiance. 

Par Malick GAYE – 3,6%, c’est la contribution de l’industrie des Tic au Produit intérieur brut (Pib). C’est un chiffre qui pourrait satisfaire le Sénégal par rapport à ce qui se fait dans la sous-région. Seulement, le pays avait l’objectif d’atteindre 10% en 2022. Une contreperformance qui s’explique par l’incapacité ou les limites financières des industriels des Tics. Ce que le privé ne partage pas. «On peut atteindre ce chiffre, il faut pour cela faire confiance davantage au privé national. Certes la commande publique est ouverte au privé avec des facilités, mais il faut encore faire des efforts, notamment sur le contenu local», a affirmé Ousmane Dièye, le représentant de l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication au Sénégal (Optic), à la cérémonie de présentation du Rapport annuel conjoint du ministère de la Communication, des télécommunications et de l’économie numérique.

Ce rapport affirme que le taux de couverture démographique de la Tnt a connu une baisse, de 90% en 2021 à 84,63% en 2022. Une contreperformance qui s’explique par le fait que l’infrastructure de diffusion héritée du groupe Excaf est devenue obsolète. Après 7 ans d’exploitation (2015-2022), les équipements doivent être renouvelés.

S’agissant de la contribution de l’industrie des Tic au Pib, elle a connu une baisse (passant de 3,8% en 2021 à 3,6% en 2022). La contribution de l’industrie des Tic au Pib n’a pas connu de variation en 2019 et en 2022.

Téléphonie mobile 
Le taux de pénétration de l’internet mobile a connu une légère hausse, passant de 92, 24% en 2021 à 93, 99% en 2022.

Cette hausse est expliquée par l’élaboration de plus en plus d’offres internet mobile de type forfaitaire, mais aussi la commercialisation des box résidentiels.
C’est le même constat qui a été fait sur  le taux de pénétration de la téléphonie mobile. Qui a connu une légère hausse, passant de 115, 36% en 2021 à 117, 57% en 2022. Les efforts et initiatives de l’Etat ayant facilité l’introduction dans le marché d’appareils téléphoniques de nouvelles générations à moindre coût, avec l’arrivée de nouveaux distributeurs, sont les causes de cette augmentation.
Naturellement, cette situation s’est positivement répercutée sur la proportion de la population utilisant l’internet. Elle est passée de 93, 45% en 2021 à 97, 12% en 2022.

Cette situation est intimement liée à l’augmentation du nombre de plaques Ftth déployées en zones urbaines, mais aussi à l’augmentation du taux de couverture du territoire en service 4G.

La presse, une dynamique à renforcer 
Le nombre d’organes de presse appuyés par le Fonds d’appui et de développement de la presse (Fadp) a connu une hausse en passant de 307 en 2021 à 344 en 2022. Cette hausse s’explique d’une part par le fait que le budget alloué au fonds a été doublé en 2022 ; et d’autre part par le respect des critères de sélection des entreprises de presse non retenues en 2021. En 2022, le nombre de journalistes et techniciens professionnalisés ayant la carte de presse numérisée et sécurisée a connu une forte augmentation. Il est passé de 500 à 2021 à 1300 en 2022. La tournée nationale effectuée par la commission de la carte nationale de presse afin d’enrôler les correspondants régionaux dont les cartes sont subventionnées par le Fadp est le facteur explicatif de cette hausse.
En ce qui concerne l’assainissement des entreprises de presse, tous les éditeurs Tv de la Tnt et les distributeurs satellitaires ont signé les conventions et cahiers des charges avec le régulateur. L’avant-projet de loi sur la publicité est finalisé : La validation du texte est faite dans le cadre d’une démarche participative et inclusive regroupant les acteurs (médias, affichage Pub, agences com) et les ministères sectoriels impliqués.

En ce qui concerne la nouvelle autorité de régulation destinée à remplacer l’actuel Cnra, le projet de loi est finalisé et transmis au Secrétariat général du gouvernement. En 2022, toutes les 14 régions du Sénégal sont couvertes par le signal de la Tnt et grâce à la solution Dth mise en œuvre dans le cadre de la campagne électorale des Législatives de juillet 2022, le taux de couverture démographique est de 84, 61% sur un objectif de 95%. Par ailleurs, le réseau de diffusion ne disposait qu’un seul centre d’émetteur situé à l’immeuble Kébé (Dakar), ce qui rendrait hors service tout le réseau de diffusion de la Tnt en cas d’une défaillance de l’émetteur.

Le secteur des médias compte 28 chaînes de la Tnt, 45 titres de presse écrite avec un tirage moyen de 250 000 exemplaires, 200 radios communautaires, 50 radios commerciales et plus de 200 sites d’information. Le seul ombre au tableau c’est que la loi sur la publicité est vétuste et la nouvelle loi est en attente. Télédiffusion du Sénégal assure la diffusion des programmes des éditeurs Tv. Cependant, ces derniers ne s’acquittent pas alors des frais de diffusion. Ces frais devront permettre à Tds de mieux assurer sa mission et de tendre vers une autonomie financière.
mgaye@lequotidien.sn

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