Profitant du Nouvel An, Wade-fils a partagé, avec ses partisans, un message de Nouvel An d’une teneur particulière, où pour une fois, il n’est pas question de candidature, mais d’efforts à fournir par tous les Sénégalais, pour sortir le pays de l’ornière dans laquelle il se débat.
Par Malick GAYE – «De la lassitude, du découragement, voire de la résignation.» Depuis son confort douillet du Qatar, Karim Meïssa Wade, condamné pour enrichissement illicite, déclare comprendre la détresse des Sénégalais et partager leur peine. Du moins, c’est ce que déclare le Parti démocratique Sénégalais (Pds) dans un communiqué signé de l’ancien ministre du «ciel, de la terre et de la mer». «En dépit des difficultés de tous ordres, le Sénégal peut et doit renouer avec le progrès. Ma conviction profonde est que chaque peuple possède en lui la force nécessaire d’où peuvent jaillir, le jour où il est dos au mur, des capacités insoupçonnées pour redresser la situation et relever les défis», y écrit Karim Wade. Qui estime que cette situation ne doit en aucun cas être considérée comme une fatalité. Bien au contraire, d’après Wade-fils, «elle constitue une opportunité qui nous est offerte par l’Histoire, pour rebâtir un Sénégal moderne, de progrès, réconcilié avec lui-même et fortement attaché aux valeurs de Jom, Ngor, Teggin, Njub, Sutura, Mandu, Fit et Muñ. Toutefois, le devoir de vérité me commande de vous dire que ma confiance inébranlable dans le Peuple sénégalais, dans le travail et l’intelligence de ses filles et fils, ne pourra porter ses fruits que si, tous, nous acceptons de consentir à des sacrifices». Ainsi, fort de ce constat, il invite les Sénégalais à adopter «des comportements économiques et citoyens vigoureux, avec notamment une lutte implacable contre les gaspillages de tous ordres qui ne permettent pas un progrès social et l’amélioration du niveau de vie des Sénégalais». Par conséquent, a-t-il appelé ses partisans à «mobiliser toutes les compétences nationales, y compris celles de la diaspora, pour changer, par les urnes, la gouvernance actuelle et pour rebâtir notre beau pays afin qu’il retrouve dans l’Histoire, la place dont on l’a privé. Si nous ne le faisions pas, nous porterions une lourde responsabilité envers le Sénégal, mais aussi l’Afrique, pour avoir été incapables d’assurer aux nouvelles générations l’avenir auquel elles ont droit. Pour ma part, je vous accompagnerai, comme toujours, dans les changements qui correspondent aux aspirations profondes des Sénégalais, dans la concertation, la clairvoyance et la lucidité que requiert la situation».
Il est à noter que pour une fois, le candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais et de la coalition parlementaire Wallu n’a pas affiché de manière nette sa candidature pour lesdites échéances politiques du mois de février 2024. Il ne s’est pas non plus lancé dans les habituelles incantations sur le sort injuste qui lui serait fait en le privant de concourir au suffrage de ses compatriotes. Comme s’il y avait là un signe quelconque…
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