Le budget de la commune de Saré Bidji, qui a été voté à l’unanimité, est orienté vers l’investissement dans les domaines de l’éducation et de la santé. Il s’élève à 285 millions de francs Cfa.
Par Aladji BADJILANG – Saré Bidji, commune située dans le département de Kolda, a tenu sa session d’orientation budgétaire. Ainsi, les conseillers municipaux présents à cette rencontre ont voté à l’unanimité, le budget de la commune pour l’exercice 2023. Celui-ci s’élève à 285 millions F Cfa. Soit une hausse de 119 millions 500 mille F Cfa par rapport à l’année dernière. «Une hausse justifiée par la mise en œuvre du Pacasen et la création de périmètres maraîchers ou de champs agricoles pour insérer des migrants de retour», a indiqué Mme Diénabou Baldé, première adjointe au maire de la commune de Saré Bidji.
Pour ce budget 2023, une enveloppe de 120 millions est allouée au fonctionnement, tandis que les investissements se taillent la part du lion avec 165 millions, a précisé Diénabou Baldé. Ce qui, de l’avis de l’élue locale, va permettre à la commune de «satisfaire la demande sociale» par la construction d’infrastructures de base. L’éducation et la santé sont l’une des priorités. Des défis sont à relever dans ces domaines de compétences où les réalisations sont insuffisantes par rapport aux besoins d’une population qui croît de jour en jour.
Il s’agit, entre autres, de «la poursuite de la construction des salles de classe, le renforcement des postes et cases de santé en équipements et produits pharmaceutiques, mais aussi, sous un autre registre, la réalisation des forages de Diatouman et Boguel». Sans oublier «les travaux d’aménagement des périmètres maraîchers» qui sont à l’origine de cette hausse du budget, a déclaré la première adjointe au maire qui a présidé cette rencontre en présence du représentant de l’Etat.
Par rapport à l’électrification rurale, Saré Bidji est largement en retard. Sur les 98 villages qui composent cette commune, seuls deux bénéficient de l’électricité. Saré Bidji, chef-lieu de commune, et le village de Médina Sadiouma sont les seules localités qui vivent l’éclairage par un courant continu. Tout le reste des populations survit dans le noir, privé des merveilles d’une vie moderne. Et Diénabou Baldé, qui a présidé cette rencontre, a demandé une intervention des programmes de l’Etat comme le Pudc pour satisfaire cette doléance des populations qui date de plusieurs années.
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