Une décision qui, si elle est appliquée, mettra l’écrasante majorité du parc automobile très vétuste à la fourrière. Les cars-rapides, ces minibus bariolés qui font le charme de la capitale sénégalaise, vont quitter définitivement la circulation comme le souhaitait l’Etat depuis plusieurs années. Produit par Renault-Saviem entre 1965 et 1977, la fourgonnette SG3, spécialisée dans le transport de marchandises, a retrouvé une seconde vie -assez longue du reste- au Sénégal où elle est transformée en véhicule de transport de personnes.
Renault SG3 ‘’Car-rapide’’, un has been de l’automobile
La Mercedes-Benz 508D ‘’Ndiaga Ndiaye’’, bonne pour la fourrière
Ce véhicule utilitaire allemand des années (1968-1980), porte depuis près de 30 ans, sous nos cieux, le nom de ‘’Ndiaga Ndiaye’’. C’est vers 1983 que Ndiaga Ndiaye a commencé à transformer la Mercedes-Benz 508d, un véhicule de transport de marchandise à la base, pour en faire l’un des moyens de transport en commun les plus populaires au Sénégal. Depuis, le nom de Ndiaga Ndiaye, devenu un label, est indissociable à la 508d au Sénégal.
Aujourd’hui 40 ans après la mise en circulation de la version modifiée (par Ndiaga Ndiaye) de la 508d, le temps est maintenant venu qu’elle cède la place à des véhicules plus modernes et répondant aux normes de sécurité routière.
Peugeot 505 break ‘’7 places’’, en circulation plus de 40 ans après sa fabrication
Mis sur le marché en 1979, la Peugeot 505 a été remplacée en 1989 par la 605. Elle restera dans les catalogues Peugeot jusqu’en 1992 avant que le constructeur automobile cesse de la commercialiser. Au Sénégal, 30 ans après son retrait des catalogues Peugeot, fait fureur dans le transport interurbain. Des milliers de véhicules de ce type quittent quotidiennement les différentes gares du pays avec une dizaine de personnes à bord.
Minibus Tata, la 1ère et la 2e génération toujours en circulation
Après 17 années d’exploitation, ces minibus de la première et de la deuxième génération sont devenus vétustes et continuent de circuler malgré tout. Ceux de la troisième (2010-2013) et de la quatrième (2014) générations seront bientôt frappées par la nouvelle mesure gouvernementale.











