La fillette de 8 ans, tuée par un véhicule de transport public au village de Sinthiang Thiapa, à 1 km du chef-lieu de commune, Kandiaye, (voir Le Quotidien d’hier), a été enterrée dans la douleur hier mardi à 14 heures. Auparavant, un collectif de jeunes de la commune est mis en place pour réclamer l’érection de ralentisseurs sur la Rn6, pour diminuer les nombreux cas d’accident que cette localité a enregistrés ces 3 dernières années. Ainsi, ces jeunes en furie ont délogé les élèves du collège de la localité et de l’école élémentaire pour marquer leur solidarité à la famille éplorée et rédiger une pétition à remettre à l’autorité administrative de l’arrondissement. Dévoilant le contenu de la pétition, Mama Samba Baldé, Secrétaire général de la mairie, a révélé : «Les nombreux cas d’accident commencent à nous inquiéter. Au même endroit, en 3 ans, nous avons eu 7 accidents pour 7 personnes tuées. Toutes de la localité, dans les mêmes conditions, et sont mortes sur le coup. Si vous allez sur les lieux, vous remarquerez qu’il n’y a pas de ralentisseurs. C’est le cas de tous les villages de la commune qui longent la Rn6. Ce n’est pas normal. Les jeunes se sont constitués en collectif pour réclamer l’érection de dos-d’âne le long de la route pour éviter ces accidents.» Le porte-parole du collectif, Souleymane Diao, embraie : «Nous sommes le seule commune dont l’axe routier n’a pas de ralentisseurs. Qu’avons-nous fait pour mériter cet oubli ? Nous exigeons l’érection de ralentisseurs sur l’axe. Que les travaux démarrent avant mercredi prochain. Sinon, il n’y aura pas de marché à Diaobé mercredi18 janvier. Nous allons barrer la route et il faudra passer sur nos cadavres pour qu’il y ait Louma.»
Le sous-préfet de l’arrondissement de Saré Coly Sallé, Abdoul Konaté, qui a reçu le collectif, a reconnu qu’il s’agit d’une zone «accidentogène» sur laquelle des dos-d’âne doivent être mis pour obliger les chauffeurs à rouler modérément. Il dit : «La revendication est légitime. Toutefois, je ne peux pas prendre d’engagement par rapport à leur exigence. Je transmettrai à qui de droit. Et on verra. On ne peut pas faire une demande et fixer des délais à l’autorité qui n’a pas la dernière décision.»
Par Abdoulaye KAMARA – afall@lequotidien.sn












