Interpellé hier sur la sortie de Ousmane Sonko contre son renvoi devant les chambres criminelles, Pape Malick Ndour, membre de l’Apr et incidemment ministre de la Jeunesse, a déclaré : «Nous avons une Justice indépendante qui fait son travail. Je ne comprends pas pourquoi il y a autant de cris et d’acharnement de la part du parti Pastef contre notre Justice ? Si réellement Ousmane Sonko ne se reproche rien et est innocent comme il le dit, qu’il se présente tranquillement au procès et démonte les arguments de son accusatrice. Je pense que pour l’histoire et au nom du fait qu’il doit cette vérité au Peuple sénégalais qu’il a embarqué à plusieurs reprises dans ce problème, occasionnant même des pertes en vies humaines, Ousmane Sonko gagnerait à aller vers un procès et en finir avec ce problème qui, sans nul doute, le poursuivra durant toute sa carrière. Et, je peux vous assurer qu’il en sera ainsi par la Grâce de Dieu.»
S’agissant de l’argument brandi par le parti Pastef et son leader, sur un éventuel complot dans cette affaire, M. Ndour affirme : «La seule forfaiture politique qui existe au Sénégal est celle du parti Pastef et de sa violence, de son manque de démocratie et de courtoisie. Un homme qui veut présider à la destinée des Sénégalais ne doit pas saper la crédibilité des institutions. Et, je me demande si Ousmane Sonko décrédibilise toutes les institutions du pays, qu’est-ce qu’il en restera en 2029 après le départ du Président Macky Sall ?» Une manière de régler, sans en avoir l’air, la question du 3ème mandat pour son leader Macky Sall…
Quant au risque de violences si le procès devait se tenir, le ministre de la Jeunesse rassure : «Nous sommes un Etat sérieux quand même. Nous appelons le chef de file du parti Pastef au calme et à la sérénité, nous savons qu’il manque de culture politique, nous savons aussi qu’il méconnaît l’histoire de notre Nation, mais qu’il sache que ce pays restera éternellement gouvernable contre vents et marées. Il fera face au juge, c’est évident, il sera jugé selon les lois de la République c’est clair, et le lendemain, quelle que soit la décision du juge, le soleil se lèvera dans la paix et la concorde nationales.»
Comme pour rassurer son monde, il garantit : «Le reste, c’est un Etat fort qui fera face aux apprentis anarchistes et hommes politiques en perte de vitesse, qui ne feront certainement pas le poids devant notre volonté commune de vivre en paix. La sécurité du pays et des institution n’est pas négociable, et nous y tenons comme à la prunelle de nos yeux.»
mgueye@lequotidien.sn











