Du 21 au 28 janvier 2023, la ville de Tunis accueille la 8e édition des 8e 8e édition des Journéeédition des JournéeJournées musicales de Carthage. Le premier panel de l’évènement a porté, ce lundi, sur le rôle du manager. Pour Moustapha Diop, administrateur de la plateforme «Musik bi», c’est le métier même de manager qui est en pleine mutation.
Par Alioune DIOP – Le premier atelier des rencontres professionnelles de l’édition 2023 des Journées musicales de Carthage s’est tenu ce lundi 23 janvier à la Cité de la culture. C’était sous le thème : «Management artistique, métiers et positionnements.» Les intervenants étaient, entre autres, Imed Alibi de la Tunisie, musicien et ancien directeur du festival, le Libanais Houssman Abdel Khalek, manager d’artistes, Sofyann Ben Youssef, plus connu sous le nom de scène de Ammar 808, et Moustapha Diop, Administrateur général de la plateforme de distribution musicale Musik bi et guitariste du groupe Jamm. Selon ce dernier, le monde de la musique est en pleine transformation. Et de grandes mutations suscitent toujours des interrogations sur la pertinence de certains maillons de la chaîne des valeurs. «Un artiste émergent peut se passer d’un manager, ce qui n’est pas le cas pour un artiste de renom», a-t-il dit avant d’ajouter que «les formes du travail du manager évoluent pour se mettre en adéquation avec les exigences de notre temps». Une façon pour l’entrepreneur culturel sénégalais de signaler que les nouvelles technologies imposent au manager d’aujourd’hui, une bonne connaissance des outils informatiques et une présence active sur les réseaux sociaux, parce que c’est un métier qui va toujours exister. Il revenait ainsi sur le chapitre développé par Imed Alibi, qui est revenu sur les anciennes et nouvelles méthodes de travail des managers, allant jusqu’à préciser que dans certains pays d’Europe, on ne retrouve presque plus le métier de manager dans l’écosystème de la musique. «Si je le dis, ce n’est pas parce que je suis contre ce métier. Au contraire. Mais c’est un constat depuis une quinzaine voire une vingtaine d’années», explique-t-il. Cette lecture n’est pas celle de Housman Abdel Khalek. Ce manager d’artistes estime que le manager demeure le chef de chantier, l’homme de réseau qui peut même anticiper sur des dépenses pour la bonne marche de la carrière de l’artiste qui peut même déléguer sa signature au manager. Mais, prévient-il, cet acte de confiance a déjà engendré des séparations à cause de fausses déclarations après un contrat signé.
Dorsaf Hamdani, la directrice du festival, qui prenait part à l’atelier, a donné l’exemple d’un groupe sélectionné qui a fini par dire que son manager ne devait plus représenter le groupe à Tunis. Et l’orchestre a été payé sans passer par le manager. Dans de nombreux cas, c’est un époux, une épouse, un frère ou une sœur qui joue le rôle de manager. Mais dans ce cas, il faut forcément délimiter la surface familiale et celle professionnelle, a expliqué Beril Nzila, directeur du label Believe qui exerce au Gabon, en Rdc et au Congo.
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