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Agriculture – Sécurité alimentaire : Le plaidoyer du président du Fida

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Alvaro Lario, président du Fonds international de développement agricole, a profité de la 46e session du Conseil des gouverneurs du Fida, tenue hier à Rome, pour inviter les chefs d’Etat et de gouvernement à accélérer leur action en faveur de la sécurité alimentaire en investissant davantage dans l’agriculture familiale.

Par Dialigué FAYE  – Le président du Fonds international de développement agricole plaide un investissement massif dans l’agriculture familiale. Hier, lors de la 46e session du Conseil des gouverneurs du Fida à Rome, Alvaro Lario a appelé les chefs d’Etat et de gouvernement à investir davantage sur les personnes les plus pauvres au monde. Pour lui, il est grand temps que les dirigeants mondiaux accélèrent leur action en faveur de la sécurité alimentaire en investissant davantage dans les communautés rurales et les petits exploitants agricoles, qui produisent un tiers des aliments de la planète.

«Pensez à ce que pourrait être la contribution des populations rurales à la sécurité alimentaire, à la paix et à la stabilité si elles avaient les ressources pour améliorer leur production et leurs activités commerciales et prospérer plutôt que tout juste survivre», a dit Alvaro Lario aux chefs d’Etat et de gouvernement et aux représentants des 177 Etats membres du Fida. Cité dans un document dont Le Quotidien a eu copie, M. Lario ajoute : «Le monde est en crise permanente. Et cela va continuer tant que nous répondons aux urgences comme elles viennent et sans accompagner notre réponse par des investissements complémentaires dans des solutions holistiques et de long terme.» «Il est moins cher de résoudre un problème de fond que de répondre à une urgence. Mais plus nous attendons, plus cela coûte cher», martèle-t-il. D’après le Fida, les investissements dans l’agriculture permettent de réduire efficacement, à la fois la faim et la pauvreté. Le Pib généré par l’agriculture, par exemple, est 2 à 3 fois plus efficace pour réduire la pauvreté que la croissance de tout autre secteur. «Mais au-delà des chiffres, il y a les personnes», souligne le président de cette institution financière internationale, un organisme spécialisé des Nations unies.

A son avis, «ce sont 3 milliards de personnes qui dépendent de l’agriculture paysanne pour leur alimentation et leurs moyens d’existence».
dialigue@lequotidien.sn

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