Beaucoup de personnes supprimaient ses mails avec rage, d’autres ne se gênaient pas pour répliquer avec violence à ses textes d’opinion. Tous lui reconnaissaient néanmoins la force de ses convictions. Il est vrai que Ibrahima Sène s’est forgé sous les rigueurs de l’opposition à nos différents présidents, et ne s’est pas laissé enivrer par «l’entrisme» dans régime de Benno. Jusqu’à la fin, il a été l’un des rares hommes de gauche à exprimer ses idées, et à débattre avec ceux qui ne les partageaient pas. De l’autre côté, il va en débattre avec Amath, son vieux compagnon.












