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Maroc: une nouvelle arrestation pour tentative d’IVG provoque la colère des associations

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Interpellés dans leur clinique privée par des agents de la brigade antigang, le médecin et son assistante ont été placés en garde à vue à la préfecture de Meknès, dans le nord du pays. L’adolescente, sa mère et une de leurs proches ont depuis été relâchées et mises à la disposition de l’enquête judiciaire.

« La femme enceinte qui avorte est punie au même titre que les personnes qui l’aident, c’est-à-dire les médecins, les infirmiers, les assistantes médicales, et ça peut être aussi sa mère ou des proches. Personne n’y échappe », précise Ghizlaine Mamouni, présidente de l’association Kif mama kif baba pour l’égalité entre les sexes.

Au Maroc, le droit à l’avortement n’est envisageable qu’en cas de danger pour la santé de la femme enceinte. On parle alors d’interruption médicale de grossesse (IMG). Betty Lachgare, porte-parole du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali) regrette que l’interruption volontaire de grossesse ne soit pas une option : « Il n’y a pas de débat autour du droit à l’avortement au Maroc. Que ça existe en aparté, sur Instagram, oui. Mais un débat officiel, un débat ouvert ou des actions en faveur du droit à l’avortement, il n’y en a pas ».

Pour le moment, une femme qui avorte risque jusqu’à deux ans de prison. Les personnes qui pratiquent l’IVG sont quant à elles passibles de cinq ans d’emprisonnement.

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