En vue de dissuader la junte de se plier à l’ordre constitutionnel, au lendemain du putsch contre le président Mouhamed Bazoum, au Niger, les chefs d’Etats de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont pris un certains nombre de mesures et parmi celles-ci, l’intervention militaire. Une option qui ne trouve pas un écho favorable chez l’association des juristes africaines qui demande, à la Cedeao de s’inspirer rigoureusement des sanctions prévues par le protocole qui selon elle, ne qui ne prévoit pas de sanctions militaires pour respecter et faire respecter les droits du peuple nigérien, et rétablir le fonctionnement normal des institutions républicaines. Les juristes africaines ont par ailleurs demandé à l’institution ouest africaine de mettre un accent particulier sur les causes profondes de ces bouleversements.
Soucieuse du maintien de la paix, de la souveraineté et de la cohésion sociale au sein des Etats africains, indispensables à la mise en œuvre des actions de développement au profit des populations, l’association des juristes Africains a tenu à rappeler solennellement, la nécessité pour la communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) de se plier au respect du droit international notamment le protocole de la Cedeao et la charte de l’Union Africaine.
Ainsi, dans un communiqué transmis à la presse : « L’Association des Juristes Africains demande aux Etats de la CEDEAO de s’inspirer rigoureusement des sanctions prévues par le Protocole (traite révise Cedeao signe le 23 juillet 1993), qui ne prévoit pas de sanctions militaires pour respecter et faire respecter les droits du peuple nigérien, et rétablir le fonctionnement normal des institutions républicaines. »
Par ailleurs, les juristes africaines « Demande à la CEDEAO dans le cadre de la prévention de mettre un accent particulier sur les causes profondes de ces bouleversements souvent liés à la mal gouvernance, la violation des droits et libertés et aux problèmes liés à la Justice qui est la « colonne vertébrale » de la Démocratie et de l’Etat de droit », note le même communiqué.
Concernant au putsch commis par les militaire, « l’Association des juristes Africains a condamné l ‘arrêt du processus démocratique au Niger qui selon elle, a connu plusieurs coups d’Etat et fait appel à la maturité du peuple, au respect des règles de transition politique par les nouvelles autorités et leur demande d’assurer la sécurité des Nigériens, de rétablir les institutions démocratiques et d’éviter un chaos dans la sous région ! »
En outre, « L’Association des Juristes Africains reste quand même vigilante quant au processus en cours au NIGER et dans la sous région », conclut-on.
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