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Abbé Jacques Seck, Mame Makhtar Guèye et Cie sur leur médiation : «Nous ne voulons pas jouer le rôle du médecin après la mort»

lequotidien

«Les médiateurs religieux se refusent de jouer le rôle du «médecin après la mort».» Après leur rencontre avec Ousmane Sonko samedi, le Collectif des religieux pour la préservation de la paix civile décline les soubassements de sa démarche dans l’affaire opposant Adji Sarr au leader de Pastef accusé de «viols et de menaces de mort». Dans un communiqué, Abbé Jacques Seck, coordonnateur de cette structure, et Mame Makhtar Guèye, le chargé de communication, précisent que ce collectif «n’a nullement l’intention d’interférer dans l’action de l’institution judiciaire qui doit poursuivre sereinement son travail jusqu’à son terme». Cependant, ajoutent-ils, «nul ne saurait nier que cette affaire est régulièrement émaillée de violences, sur la voie publique, depuis la levée de l’immunité parlementaire du mis en cause qui, au demeurant, en conteste toujours avec véhémence la légalité procédurale». Les affrontements dans la capitale et dans certaines régions entre manifestants pro-Sonko et la police ont donc poussé ce collectif à prendre son bâton de pèlerin. Il regrette les blessures du jeune manifestant Boubacar Ba, ce jeune «Patriote», qui «aura payé le plus lourd tribut», parce qu’«amputé de l’avant-bras droit». Les médiateurs n’entendent pas donc attendre que «cette escalade de la violence se solde par mort d’homme pour ensuite se mettre à jouer le rôle (hypocrite) du médecin après la mort». Pour eux, «il vaut mieux prévenir que guérir».

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