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Abdou Mbow sur l’affaire Sonko-Adji Sarr : Le premier vice-président de l’Assemblée nationale liste les éléments de référence de l’institution, recadre l’opposition et ….

dakaractu

Vendredi dernier, l’Assemblée nationale a procédé à la levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko pour permettre à la justice de faire la lumière sur cette affaire dite « Sweet Beauté » dans laquelle, le Pastéfien est mêlé. En effet, le député Ousmane Sonko avait annoncé, la veille de la levée de son immunité parlementaire, « qu’il n’ira pas répondre à la justice tant que cette affaire n’est pas tirée au clair ou encore, n’a pas suivi la bonne procédure ». Ce faisant, son collègue Abdou Mbow, membre de la coalition Benno Bokk Yakaar et par ailleurs premier vice-président de l’Assemblée nationale, a tenu à faire quelques rappels concernant la procédure que l’Assemblée nationale a suivie.

Parlant de la saisine de l’Assemblée nationale, le député de la mouvance présidentielle précise sur les ondes de la Rfm que 15 documents ont été mis à la disposition du président de l’Assemblée Moustapha Niasse pour pouvoir déclencher une procédure menant vers la levée de l’immunité parlementaire. « Je tiens à noter que tout ce qui s’est fait à l’Assemblée nationale a été fait en parfaite cohérence du respect du règlement intérieur et de la constitution même… On a entendu les gens dire que l’Assemblée a reçu un réquisitoire qui vise ‘X’. Je précise que l’Assemblée nationale ne peut être aussi irresponsable pour se référer à un réquisitoire qui vise ‘X’ pour lever l’immunité parlementaire d’un collègue. » Ainsi, Abdou Mbow a fait savoir que l’Assemblée nationale s’est adossée sur un dossier complet avant de procéder à la levée de l’immunité parlementaire de Sonko.

« Après la saisine, depuis le procureur  jusqu’à l’Assemblée nationale, toute la procédure a été respectée. »

« On a reçu 15 documents :
-le procès verbal de synthèse, le procès verbal d’audition de Adji Sarr, celui de Mme Aïssata Ba (deuxième masseuse), le procès verbal de l’audition de Ibrahima Barry, le PV d’audition de Sidy Mohamed Mbaye, celui de Mme Ndèye Khady Ndiaye, celui de mise en présence entre Adji sarr et Aïssata Ba, le Pv de mise en présence entre Adji Sarr et Ndèye Khady Ndiaye, on a reçu aussi une copie de la plainte de Adji Sarr contre Ousmane Sonko, une copie de la réquisition à personne qualifiée, l’examen médical de Adji Sarr, une copie de l’agrément de Ndèye Khady Ndiaye (Sweet Beauté), la copie du rapport médical suite à la consultation de Adji Sarr, une copie de l’attestation médicale concernant la fille de Ndèye Khady Ndiaye, une copie de l’accusé de réception de la convocation de Ousmane Sonko et la copie du courrier du collectif des avocats de Ousmane Sonko ». Ainsi, a énuméré le député de la majorité, tous les documents pour prouver que les éléments de l’enquête ont été bien mis à la disposition de l’Assemblée nationale pour que celle-ci puisse faire son travail parlementaire.

Pour être plus clair sur cette affaire ‘X’, le député Abdou Mbow précise : « la constitution et le règlement intérieur ne dit pas qu’on ne peut pas convoquer un député. Ousmane Sonko pouvait être entendu. Un député peut bel et bien être convoqué, maintenant libre à lui de répondre ou de ne pas le faire, car s’il ne répond pas, la gendarmerie n’a pas l’obligation de le prendre. Donc la loi est claire, car elle dit qu’un député ne peut pas être poursuivi, recherché… » Toutefois, il estime que la gendarmerie était dans son droit de convoquer le député.

En effet, le parlementaire s’exprimant sur l’affaire estime que  » l’enquête ne vise pas ‘X’. « L’assemblée a reçu ces documents qui disent que Adji Sarr a porté plainte contre Ousmane Sonko. On doit entendre O. Sonko, donc on demande à l’Assemblée de lever l’immunité parlementaire de celui-ci pour que la justice fasse son travail ».
Par ailleurs, toujours dans la procédure, le député Abdou Mbow manifeste son regret que certains de ses collègues puissent souligner des articles et adopter des stratégies pour manipuler l’opinion. « Concernant l’article 44, on note carrément que les commissions peuvent entendre toutes personnes qu’elle juge utile de consulter. S’il s’agit d’un agent de l’État, l’avis du ministre dont il relève est nécessaire et en cas d’avis défavorable, le ministre doit en préciser le motif ». Cet article concerne en fait le chapitre 10 qui parle des commissions spéciales temporaires. Abdou Mbow estimant que l’article 32 dit que » l’Assemblée nationale peut constituer des commissions spéciales temporaires, notamment qui sont chargées d’une mission d’information pour un objet déterminé. Cependant, le parlementaire estime que ses collègues ont tenté de détourner l’opinion alors que dans ce cas, il s’agit de levée de l’immunité parlementaire (Chap. 12, Art 51-52).

La commission ad hoc doit entendre le député incriminé qui peut être accompagné d’un défenseur qu’il pourrait choisir parmi ses collègues. Bref, « à aucun moment, la procédure n’a été viciée », notera le député Thiessois.
Par ailleurs, Abdou Mbow souligne que ses collègues qui s’agitent sont loin de parler le même langage, mais également ne font que travailler à renaître de leurs cendres et se donner une crédibilité en profitant de cette affaire.

Pour être plus précis dans cette affaire qui est considérée comme un complot par certains sénégalais, Abdou Mbow ajoute : « ils passent leur temps à faire de la météo politique ou à fabriquer du destin sur mesure. Il faut que les gens sachent que nous sommes dans le réel et que l’Apr  a autre chose à faire que de comploter contre qui que ce soit… » Dans cette perspective, le député appelle à la raison son collègue et l’invite à éclairer l’opinion en faisant face à la justice car, c’est simplement dans cette logique que l’affaire pourra être vidée…

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