Le Directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) invite les entreprises du secteur aérien à coopérer davantage sur des liaisons interafricaines et, au-delà, par des accords commerciaux mutuellement bénéfiques pour rester compétitives. Sidy Guèye intervenait jeudi, lors des concertations sur l’opérationnalisation du projet du Marché unique du transport aérien en Afrique (Mutaa) tenues à Dakar.
Par Dialigué FAYE – «Avec plus d’un milliard deux cents millions de populations, l’Afrique ne représente que 4% du trafic mondial de passagers en 2019, ceci est une anomalie. Région du monde avec les plus grands taux de croissance économique, l’Afrique est la dernière de la classe en termes de croissance du transport aérien, une autre anomalie. Il nous reste donc beaucoup de chemin à parcourir», a relevé le Directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim).
Face à ce défi, M. Sidy Guèye a exhorté les «entreprises du secteur aérien à coopérer davantage sur des liaisons interafricaines et, au-delà, par des accords commerciaux mutuellement bénéfiques pour rester compétitives». «Voilà bien l’une des raisons de notre soif de libéralisation : la coopération et le partenariat entre transporteurs», a déclaré le Dg de l’Anacim, qui intervenait jeudi, lors des échanges sur le projet de Marché unique du transport aérien en Afrique (Mutaa) tenues à Dakar.
Cette journée d’échanges a été organisée par la Commission africaine de l’aviation civile (Cafac), en tant qu’agence d’exécution de la Décision de Yamoussoukro (Dy), en collaboration avec l’Anacim et le ministère du Transport aérien et du développement des infrastructures aéroportuaires.
Pour rappel, ces derniers se sont engagés dans un processus de sensibilisation des différents acteurs de l’industrie aéronautique sur la politique africaine de l’aviation civile, les textes réglementaires du Mécanisme de règlement des différends (Mrd), la concurrence et la protection des consommateurs au niveau national. L’Objectif visé, à travers cette activité, est de permettre à la Cafac, au Mtadia et à l’Anacim d’exposer ensemble leurs priorités stratégiques, objectifs spécifiques et cibles pour l’industrie aéronautique africaine, et la nécessité de renforcer les dispositions institutionnelles nationales et la collaboration dans l’opérationnalisation et la mise en œuvre de la Dy et du Mutaa.
Sur le Mutaa, le Dg de l’Anacim considère que c’est «un projet très ambitieux dont la mise en œuvre contribuera significativement à la démocratisation du transport aérien en Afrique, le développement du tourisme intra africain et l’intégration du continent et son développement économique».
Pour Sidy Guèye, «même si certaines préoccupations ont été notées par rapport à ce projet de libéraliser le ciel africain, il n’en demeure pas moins qu’il est une source de croissance et de prospérité pour tous les pays. C’est donc un projet que toutes les parties prenantes en Afrique doivent soutenir afin que le continent puisse prendre la place qu’elle mérite dans le transport aérien mondial».
Au cours de cette journée, les acteurs de l’industrie aéronautique se sont davantage penchés sur les dispositions prévues dans le Mutaa, notamment les textes réglementaires relatifs à la protection des consommateurs et de la concurrence aux niveaux continental, régional et national, et favoriser ainsi la collaboration entre les parties prenantes.
Ils devraient ainsi identifier les questions spécifiques qui doivent être prioritaires pour améliorer l’opérationnalisation et la mise en œuvre de la Dy du Mutaa, augmenter la collaboration avec les parties prenantes et partager les meilleures pratiques sur les différents domaines thématiques dans l’industrie nationale de l’aviation civile. Identifier également les défis spécifiques à la mise en œuvre de la Dy et élaborer des plans d’actions spécifiques pour les résoudre avec des échéances.
Suffisant pour que le directeur des Transports aériens, Oumar Khassimou Dia, affirme que cette «initiative sera, sans nul doute, un jalon important dans le processus d’opérationnalisation et de mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain».
dialigue@lequotidien.sn












