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Application de la copie privée : Ça bouge du côté de l’Etat – Lequotidien

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Conseiller technique au ministère de la Culture et du patrimoine historique, Aziz Dieng a annoncé, durant ce panel inaugural, qu’un décret autorisant l’application de la rémunération de la copie privée sera adopté dans les jours à venir. Après plusieurs années de plaidoyer, les artistes touchent enfin au but. Et selon M. Dieng, si la redevance sur copie privée est généralisée à tous les supports qui embarquent un système d’enregistrement, raisonnablement en 2 ou 3 ans, la Sodav va récolter des milliards. «Ce qui est très important pour les auteurs, les artistes et les producteurs», a-t-il précisé. Aujourd’hui, l’économie des plateformes est devenue au plan mondial, l’économie dominante. Mais d’après Aziz Dieng, le Sénégal est en retard.

Les conditions d’une bonne politique
«Le fait de reconnaître juridiquement les artistes comme travailleurs, ça veut dire qu’ils ont les mêmes droits que tous les autres travailleurs, notamment le droit à la sécurité sociale», renseigne Aziz Dieng, qui préside aussi la Com­mission culture du Conseil économique, social et environnemental. Mais il constate que dans un pays comme le Séné­gal, où le système de sécurité sociale est relativement fermé, il se pose un problème pour les artistes et leurs employés, parce que le statut ne concerne que le salarié traditionnel, alors que les artistes sont des travailleurs intermittents. Fort heureusement, dit-il, l’Etat du Sénégal a décidé de réformer le système de sécurité sociale et dès cette année, il (l’Etat) va prendre des dispositions pour donner une place aux indépendants. «C’est pourquoi la loi ne porte pas seulement sur le statut de l’artiste, mais sur le statut de l’artiste et des professionnels de la culture», a-t-il fait savoir.
Pour ce qui concerne les conditions d’une bonne politique sur le statut de l’artiste et des professionnels de la culture, il indique qu’il faut que l’Etat joue son rôle protecteur, que les organisations professionnelles du monde de la culture s’organisent en force de proposition, qu’il y ait un dialogue social très fort et une formalisation des entrepreneurs culturels. «Le monde de la culture est beaucoup caractérisé par l’informel. Et je crois que si on règle ces trois problèmes comme il faut, on pourra bien avancer», a-t-il souligné. Modérateur du panel, Thomas Well, qui souhaite voir émerger au Sénégal une industrie musicale forte et ambitieuse, invite ces trois piliers essentiels, à savoir l’Etat d’un côté, les entrepreneurs de l’autre et les organisations professionnels, à travailler et interagir.

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