Finalement, des grévistes sont passés à l’acte en s’en prenant à des véhicules appartenant à la société Dakar Dem Dikk (Ddd) et à l’Aftu, qui ont décidé de ne pas faire grève. Après les actes de sabotage, les gendarmes et policiers ont été redéployés en force sur certains axes.
Par J. GOMIS – Est-ce un aveu de faiblesse ? Quelques grévistes ont orchestré ce samedi, des actes de vandalisme sur des bus Tata et Ddd en les prenant pour cible sur l’Autoroute à péage. Ils ont juste enjambé le mur de la gare des Baux Maraîchers, qui jouxte le tronçon autoroutier. Ils ont «caillassé» les véhicules qui n’observent pas le mot d’ordre de grève illimitée décrété par une partie des opérateurs du transport depuis mercredi. Ils ont épargné les véhicules particuliers et surtout les taxis censés observer aussi le mouvement.
Ces actes ont scandalisé la Direction générale de Ddd. Selon un communiqué de la société de transport public, «des individus ont endommagé les biens de tous les concitoyens». C’est sur ces entrefaites que Dakar Dem Dikk condamne avec force les actes de vandalisme et d’incivisme commis sur 3 de ses bus. «Pour cet acte regrettable, votre Société nationale de transport public compte ester en Justice pour que les auteurs de cette ignominie soient traduits devant les juridictions compétentes. Dakar Dem Dikk, en intelligence avec les Forces de défense et de sécurité, continuera à assurer sa mission de service public», écrit la Direction de Ddd dont les bus sont souvent pris pour cibles en cas de manifestation.
Ddd annonce une plainte
Au début de la grève, les autorités ont mis en place un dispositif sécuritaire pour permettre aux non-grévistes de travailler en toute tranquillité. Au lendemain de ces actes, le dispositif sécuritaire, qui avait été allégé, a été renforcé. Ce dimanche, des pickups, remplis de gendarmes, sont positionnés au niveau des ronds-points sur la Route nationale, les points stratégiques de la capitale et aussi à hauteur de la gare des Baux Maraîchers. Ce qui a permis à certains automobilistes de poursuivre leurs rotations.
Dans le cadre de cette opération, plusieurs chauffeurs ont été arrêtés dans plusieurs villes pour entrave à la liberté de sécurité. Ce qui rajoute plus de tension à la situation actuelle, car le syndicat des transporteurs réclame leur libération.
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