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Après l’incarcération d’un de ses leaders pour «diffusion de fausses nouvelles» : Pastef-Kaolack exige la libération de Fadilou Keïta – Lequotidien

Les 14 sections du parti Pastef de Kaolack contestent l’arrestation d’un de leurs leaders locaux, Fadilou Keïta. Lors d’un point de presse, ces membres de ce parti d’opposition, qui font état d’«acharnement manifeste aux allures de chasse aux sorcières», réclament l’élargissement de leur responsable. 

Par Laïty NDIAYE – L’arrestation de Fadilou Keïta, responsable politique de Yewwi askan wi, n’a pas laissé insensibles les 14 sections communales de Pastef/ Kaolack qui ont fait face à la presse, ce vendredi, pour attirer l’attention de l’opinion sur «la série d’arrestations» au Sénégal des «porteurs d’opinions de Pastef» et exiger la libération du candidat malheureux de Yewwi askan wi lors des élections territoriales à Kaolack. «C’est avec amertume et consternation que nous constatons les disparitions semblables à des exécutions sommaires», a déclaré Elie Joseph Coly, le porte-parole du jour. Selon lui, il s’agit d’un «acharnement manifeste aux allures de chasse aux sorcières que ce régime est en train de perpétrer à l’encontre de l’opposition significative, de la Société civile et plus particulièrement les Patriotes», a-t-il souligné.

«Des membres actifs de la Société civile, Abdou Karim Guèye, Cheikh Oumar Diagne, Ousmane Diagne, Papito Kara (…) sont jetés à la vindicte populaire et envoyés à Rebeuss pour des broutilles», a-t-il dit, évoquant l’arrestation de Pape Alé Niang, et surtout la dernière en date, celle de Fadilou Keïta.

«Un homme humble, affable, courtois (Ndlr : Fadilou Keïta) (….) est actuellement détenu arbitrairement pour n’avoir justement émis que son opinion sur Facebook après la disparition suspecte de feux Fulbert Sambou et Didier Badji qu’il considère comme son frère.»

Pour rappel, Fadilou Keïta a été arrêté ce mercredi pour diffusion de fausses nouvelles conformément aux articles 80 et 255 du Code pénal. Il a été placé sous mandat de dépôt ce vendredi. Ainsi, «les 14 sections communales de Pastef/ Kaolack ont pris l’engagement solennel de mener le combat jusqu’au bout pour exiger sa libération immédiate et sans condition», a continué M. Coly, en insistant sur le fait que la lutte ne cessera tant que les porteurs d’opinions détenus «injustement» ne seront pas libérés.
Correspondant

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