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Après son agression à l’Assemblée : Amy Ndiaye sort du silence

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Après avoir fait condamner ses deux collègues de Yewwi, Massata Samb et Mamadou Niang, à une peine de 6 mois ferme à la suite de son agression à l’Assemblée nationale, la députée Amy Ndiaye Gniby reste ferme sur ses principes. Réagissant ainsi après les évènements qui lui ont valu une hospitalisation, la maire de Gniby est déterminée à répondre aux attaques contre son leader, le Président Macky Sall.

Amy Ndiaye reprend la parole. Suite à son agression perpétrée par ses deux collègues de Yewwi askan wi (Yaw), la députée-maire de Gniby réagit pour la première fois.

Depuis les évènements de l’Assemblée nationale, qui se sont soldés par la condamnation de Massata Samb et Mamadou Niang à une peine de 6 mois de prison ferme, Mme Ndiaye parle enfin. Amy Ndiaye ne se laisse pas guider pour choisir ses mots. Et, c’est d’un ton ferme qu’elle s’est confiée au site Sanslimites, repris par Dakaractu : «Nous ne sommes pas à l’Assemblée nationale pour défendre des dahiras ou des tarikhas. Nous y faisons de la politique !» Une façon, pour elle, de montrer l’état d’esprit qui l’anime après les faits qui lui ont valu une hospitalisation à l’hôpital Principal pendant quelques semaines.
La parlementaire ne s’en est pas limitée là. Puisqu’elle poursuit pour indiquer à l’attention de ceux qui agitent l’argument de la religion ou des confréries pour s’en prendre à elle : «Nous respectons tout le monde. Nous sommes croyants et musulmans, mais il faut savoir raison garder. Si quelqu’un parle de mon leader de parti (Ndlr : Macky Sall, président de l’Alliance pour la République), j’ai le droit de lui répondre en citant le sien, en me basant sur du factuel.» Une allusion aux propos dont l’accusent ses deux collègues de Yaw, lancés au sein de l’Hémicycle à l’endroit du guide spirituel des Moustarchidines, et qui lui ont valu d’être prise à partie par ces derniers lors du vote du projet de budget du ministère de la Justice.

«Je démissionne de l’Assemblée, si…»
Mme Ndiaye se défend d’avoir évoqué le nom d’un chef religieux devant ses collègues et va même jusqu’à mettre sur la table, sa démission, si toutefois cela s’avérait. «Je n’ai jamais cité le nom de qui que ce soit. Si quelqu’un me sort un enregistrement où on m’entend prononcer le nom d’un guide religieux, je démissionne de l’Assemblée», suggère-t-elle.

Amy Ndiaye Gniby de faire dans le rappel de la mission des députés. «Au niveau de l’Assemblée, nous sommes tous des députés. Nous sommes censés représenter le Peuple, tout ce qui concerne la religion et les confréries ne doit pas être mis en relief au sein de l’Hémicycle. Mes collègues savent très bien ce qui s’est passé là-bas et quelle est leur responsabilité dans cette affaire. Il faut qu’on soit plus positifs et tolérants les uns envers les autres, qu’on fasse preuve de grandeur et surtout qu’on apprenne à écouter l’autre», souligne-t-elle.
La députée-maire de Gniby, membre du groupe parlementaire Benno bokk yaakaar (Bby), n’a pas manqué d’attirer l’attention de l’opinion sur la sensibilité de son domaine de prédilection : la politique. A ce propos, d’ailleurs, pour Amy Ndiaye Gniby, les gens doivent savoir que lui et ses collègues font «de la politique». «Nous sommes à l’Assemblée avec des couleurs politiques différentes. Cela doit être clair ! Donc, quand une personne, quel que soit son statut ou son rang, s’exprime dans le cadre politique, nous allons lui répondre dans ce sens !», avertit-elle.

«Je n’ai pas à apporter de précisions sur ma grossesse»
Revenant sur sa grossesse, au sujet de laquelle certains nourrissaient des craintes, la députée de Bby lâche : «Je n’ai pas à apporter de précisions sur ma grossesse, ceci relève de ma vie privée. Je ne me prononcerai pas sur cette question.»

La députée-maire de Gniby, Amy Ndiaye, avait fait l’objet d’une agression physique à l’Assemblée nationale, le jeudi 1er décembre 2022, de la part de deux de ses collègues de l’opposition, les députés de Yaw, Massata Samb et Mamadou Niang. A la suite d’une plainte de Mme Ndiaye pour coups et blessures volontaires, les parlementaires mis en cause ont été condamnés par le Tribunal des flagrants délits de Dakar à une peine de 6 mois de prison ferme. Massata Samb et Mamadou Niang, qui ont exprimé, par le biais de leurs avocats, leur volonté d’interjeter appel de la décision du juge des flagrants délits, poursuivent leur séjour carcéral.
Par Mamadou T. DIATTA – mdiatta@lequotidien.sn

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