C’est en début d’après-midi que le touchdown sur l’Aeroport international Eleftherios Venizelos d’Athènes est fait. On débarque dans la capitale de la Grèce, un pays d’Europe du Sud et une civilisation qui a eu à impacter le monde occidental dans son ensemble. Mon cher collègue, en faisant l’annonce de bienvenue, eut des difficultés à prononcer correctement le nom de l’aéroport. En tant qu’Africaine, je me désolidarise de suite en le pointant du doigt. Je ne peux me joindre à toute entreprise qui écorche des noms.
Des fous rires éclatent dans la cabine, je suis ambassadrice de mon pays et de mon continent partout, je ne voudrais pas également ternir notre réputation de vainqueurs de trois finales africaines. Le Sénégal a la cote, et ma fidélité est très sélective. Certains passagers se permettent de nous apprendre la prononciation correcte du nom de l’aéroport. Les Grecs sont particulièrement sociables, ils ont le commerce facile avec le premier venu. Leur amour de la conversation montre qu’ils ont éprouvé la démocratie depuis longtemps. C’est bien le pays qui a comme devise : «la Liberté ou la Mort». Ce moment de rire et de communion donne le ton du séjour. Un débarquement et un passage au service d’immigration en un temps record s’en suivent.
Au dehors, le temps était agréable, avec un peu plus de 17 degrés Celsius. Le ciel s’est drapé de bleu et blanc, tout comme le drapeau national. J’entame une balade dans la ville en fin d’après-midi. Je commence par le parcours qui mène vers l’Acropole, en plein centre d’Athènes. Il surplombe toute la ville avec une vue incroyable et répond bien de son nom qui signifie en grec ville haute. C’est une citadelle qui était le dernier refuge en cas d’attaque. L’Acropole abrite des monuments historiques de la Grèce antique dont le plus connu est le Parthénon. C’est un temple dédié à la déesse Athena, protectrice de la ville. Ses monuments ne sont certainement pas les plus conservés du pays, mais l’Acropole demeure le symbole de l’histoire grecque. La valeur qui est accordée à ce bout de mémoire montre que les peuples ne sont rien sans la préservation de leur histoire. Si la Grèce a pu impacter la civilisation occidentale de la sorte, c’est parce qu’elle a pu protéger son histoire, garder ses vestiges et narrer celle-ci à tous.
A deux pas du site de l’Acropole, se trouve la fameuse prison de Socrate, sur le Mont Filopappou. Je n’ai pas eu le temps de philosopher ou même cogiter sur mon existence dans ce site fait de calcaire dont on dit que Socrate y aurait laissé son dernier souffle. Tout de même, je sais que Monsieur Fall, mon professeur de philosophie en classe de Terminale à Dakar, serait bien fier de ce pèlerinage dans la capitale grecque d’une de ses anciennes élèves.
La Grèce est connue dans le monde de par son riche passé, ses mythologies, ses héros, dieux et déesses qui ont marqué l’histoire. Ce pays fascinant a beaucoup à offrir aux visiteurs, avec plein d’ambiances différentes dont les bâtiments anciens, les nouvelles cités balnéaires, mais aussi des monuments millénaires. Athènes que j’ai visité, c’est aussi des bars et une vie nocturne incroyable. L’énergie y est superbe, et cela tient plus des habitants que des lieux.
Accro au street food, je me suis régalée avec un délicieux Gyros, un genre de kebab typiquement grec. Pour finir ma ronde athénienne, je pris un incontournable cappuccino freddo. Apparemment, les Grecs ont détrôné les Italiens dans le domaine du café.












