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Avec 174 cas enregistrés : La tuberculose ronge le milieu carcéral…

La réunion de coordination et de suivi annuelle qu’organisent le Programme National de Lutte contre la Tuberculose (Pnlt) et les établissements pénitentiaires a fait l’état des lieux de la lutte contre la tuberculose dans le milieu carcéral. Et c’est pour souligner qu’entre 2018 et 2022, 174 cas ont été recensés dans les établissements pénitentiaires.

La tuberculose est la troisième cause de mortalité en milieu carcéral. Cette situation s’explique par les nombreux cas de tuberculose dans ce milieu. Le médecin chef de l’administration pénitentiaire Dr Famara Seck explique que les détenus constituent une population clé concernant la lutte contre la tuberculose. «En détention, nous avons des cas de tuberculose. D’après les données que nous avons, de 2013 à 2018, nous avons eu une moyenne de tuberculose au niveau du pavillon spécial estimée à 30 cas par année. De 2018 à 2022, nous avons dénombré 174 cas qui ont été tous hospitalisés et pris en charge dans l’unité de traitement du pavillon spécial», dit-il en ajoutant que la région de Dakar est la plus touchée.

Les facteurs qui peuvent favoriser la propagation de la maladie sont le surpeuplement, la promiscuité, le confinement, le manque d’aération et la vétusté des lieux, les transferts répétés entre établissements, le profil socio-économique des détenus. Pour sa part, la coordonnatrice du Programme National de lutte contre la tuberculose Dr Yacine Mar Diop estime qu’ils sont en train d’élaborer un nouveau plan stratégique 2023-2030.

«Ce qui fait la spécificité de ce milieu est qu’il est fermé avec peu d’aération. Il regroupe beaucoup de personnes et il y a une transmission plus facile des maladies comme la tuberculose, et elle se fait par voie aérienne», souligne-t-elle. «Quand nous avons un cas, s’il n’est pas pris en charge très tôt et correctement, il y aura une dissémination de la maladie. La principale contrainte en matière de prise en charge est l’élargissement des détenus. Les infirmiers ignorent parfois le moment où le détenu doit être élargi et n’ont pas le temps d’établir la connexion avec le centre de traitement qui se trouve dans la zone du domicile du patient», explique-t-elle.

Mame Diarra Dieng 

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