Le Burkina Faso a toujours était un fleuron de la liberté de la presse en Afrique de l’Ouest. Evidement, c’est le pays du journaliste d’investigation Norbert Zongo, où se tient le Festival international de la liberté d’expression et de la presse (Filep). Mais, les conditions de travail des journalistes burkinabè se dégradent. «Depuis le 30 septembre 2022, nous avons assisté à notre deuxième coup d’Etat en l’espace d’un an. Et si vous y ajoutez la situation politique et sécuritaire, ça devient compliqué en matière d’accès à l’information, en matière de sécurité des journalistes, des médias», constate Atiana Serge Oulon, journaliste et directeur de publication du journal bimensuel L’Evénement, présent à Dakar dans le cadre du lancement du rapport de Rsf, lundi dernier. A l’en croire, une épée de Damoclès pèse sur la presse burkinabè. Il explique : «On a des activistes qui sont sur les réseaux sociaux et qui s’attaquent aux journalistes, qui pensent savoir comment le journaliste doit traiter l’information, qui divisent ou qui présentent les Burkinabè en patriotes et apatrides, qui font des menaces de mort sur des journalistes, ou qui demandent de s’attaquer à tel média. Nous avons cette réalité.» Pire, selon lui encore, au plus haut niveau, il y a ceux qui sont dans ce clivage en présentant la société en deux, notamment les patriotes et les apatrides. «Mais globalement, dit-il, les Burkinabè de façon générale et la presse en particulier essaient de tenir haut la tête et de faire correctement le travail au quotidien en dépit de quelques difficultés.»
Par Ousmane SOW
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