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Burkina : l’ONU demande une enquête « indépendante » sur le massacre de civils à Karma

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(APA)- Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU a demandé, mardi, « une reddition des comptes et l’ouverture d’une enquête sur le récent massacre de civils » dans la localité de Karma, au nord du pays.

L’ONU a exigé, des autorités de la Transition, une « enquete approfondie, indépendante et impartiale et doit « déboucher sur des poursuites crédibles », après l’assassinat de villageois dans le nord du pays, par des hommes en tenue militaire.

Elle a indiqué, en effet, que des hommes en tenue militaire burkinabè ont encerclé le jeudi 20 avril dernier le village de Karma, dans la province du Yatenga, et ont « tiré au hasard sur la population ».

Les bourreaux ont accusé les habitants d’abriter plusieurs membres de l’organisation terroriste Jamaat Nusrat al-Islam wal mislimin, acronyme arabe du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim) affilié à al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

Ces hommes armés « étaient sur des motos, dans des véhicules (pick up et blindés) et on pouvait également apercevoir un char de combat. Certains villageois, heureux de voir « nos soldats », sont sortis de leurs concessions pour les accueillir. Malheureusement, cette joie sera écourtée lorsque les premiers coups de feu retentirent, occasionnant également les premières victimes », a expliqué, mardi, les ressortissants de la localité dans un communiqué.

Parmi les victimes, des sources font cas d’hommes, de femmes, d’enfants, et des personnes âgées.

L’ONG Save the children qui s’est indignée de la présence d’enfants parmi les victimes, a rappelé que les enfants ne doivent pas être une cible.

L’ONU, elle aussi, a accusé des soldats burkinabè et leurs auxiliaires paramilitaires plus connus sous le nom de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), d’être les auteurs et a appelé les autorités à faire la lumière sur ce massacre.

Le procureur près le Tribunal de grande instance de Ouahigouya, Lamine Kaboré, qui a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire, a fait savoir qu’une soixantaine de civils auraient été exécutés.

Les ressortissants ont dénombré, selon les survivants, plus d’une centaine de morts et plusieurs blessés par balles dont des femmes et des enfants.

Le Bureau dees droits de l’homme a, quant à lui, dressé un bilan d’au moins 150 personnes.

Le « drame de Karma » e a eu lieu quelques jours après une attaque terroriste qui a couté la vie à huit soldats et 32 VDP, près de Ouahigouya.

L’armée burkinabè et ses supplétifs sont régulièrement accusés d’exactions contre des civils. Selon l’ONU, ils ont mené, ces derniers mois, des attaques dans d’autres villages du pays, faisant plus de 70 morts.

En novembre 2022, au moins 50 civils ont été tués lorsque des membres présumés du 14e régiment ont attaqué quatre villages près de la ville de Djibo, dans la province de Soum. Lors d’un autre incident, au moins 28 personnes ont été tuées dans la ville de Nouna, dans la province de Kossi, les 30 et 31 décembre.

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