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Coronavirus : vers une troisième vague en France ?

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Alors que la France est de nouveau confinée depuis le 30 octobre et que le pays peine à sortir de la crise sanitaire, le conseil scientifique a rendu publique une note évoquant déjà la possibilité d’une troisième vague.

La fin de l’épidémie de coronavirus semble loin. Le 26 octobre, le conseil scientifique a publié une note évoquant la situation sanitaire.

Dans cette dernière, il évoque la nécessité de mettre en place de nouvelles mesures drastiques. « En frappant fort sans attendre, on peut espérer avoir un impact plus important sur la dynamique de l’épidémie et au final mieux protéger la population et l’économie que si on laisse la situation se dégrader avec des réponses tardives et insuffisantes », peut-on lire dans le rapport du Conseil scientifique.

De fait, le nouveau confinement initialement prévu pour une durée de 4 semaines, soit jusqu’au 1er décembre, a été prolongé jusqu’au 15 décembre.

Plusieurs indicateurs permettent de mesurer l’efficacité des mesures :

* »Les indicateurs sur la mobilité des personnes, qui permettent une évaluation immédiate de l’efficacité de mesures visant à restreindre les déplacements ;
*Les indicateurs sur la survenue des cas, qui permettent une évaluation à court terme (8-10 jours) de l’efficacité des mesures visant à prévenir les infections ;
*Les indicateurs sur la survenue des formes graves, qui permettent une évaluation à moyen terme (10-20 jours) de l’efficacité des mesures visant à prévenir les complications de la maladie ».
Plus souple que le premier, ce confinement fait néanmoins baisser les contaminations. Le Conseil scientifique fait également état de la possibilité d’une troisième vague. Ce dernier souligne qu’il est « probable que ces mesures même optimisées ne suffiront pas pour éviter d’autres vagues, après la deuxième. On peut ainsi avoir plusieurs vagues successives durant la fin de l’hiver/printemps 2021, en fonction de différents éléments : état climatique, niveau et efficacité opérationnelle de la stratégie Tester, Tracer, Isoler ».

Le conseil scientifique rappelle qu’il faudra un long moment avant d’atteindre une immunité collective et que la meilleure option serait la mise sur le marché d’un vaccin et/ou un traitement efficace(s). Il envisage également l’éventualité d’une « stratégie de type « on/off » avec des mesures de restrictions successives, variables selon les territoires et pour des durées limitées, entrecoupées de mesures plus « libérales » ».

Le but est d’obtenir un contrôle de la circulation du virus soit un seuil inférieur à 5000. Le conseil évoque la possibilité de suivre « une stratégie de suppression de la circulation virale comme l’ont effectué plusieurs pays d’Asie, le Danemark, la Finlande et l’Allemagne. Cette stratégie implique des mesures fortes et précoces à chaque reprise épidémique. Elle est cependant la meilleure garante du maintien de l’activité économique dans l’attente de l’arrivée d’un traitement et surtout d’un vaccin espéré pour le deuxième semestre 2021« .

En attendant, la sortie du confinement sera assortie elle aussi de mesures. Il sera suivi par une période de couvre-feu « qui (préserve) davantage qu’un confinement certaines activités économiques et sociales, limitant d’autant les effets délétères de l’épidémie ». Quant à savoir ce qu’il en sera des fêtes de fin d’année : « Noël ne sera pas normal cette année », comme l’a d’ores et déjà indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, interrogé par le JDD. Le président de la République a annoncé que les déplacements ne seront plus limités à partir du 15 décembre et que les 24 et 31 décembre ne seront pas soumis au couvre-feu. Cependant, des recommandations doivent suivre afin de limiter le nombre de personnes présentes dans un même logement ces soirs de réveillons.

Les 3 scénarios de l’évolution de l’épidémie en France

Pascal Crépey est enseignant chercheur en épidémiologie et bio statistiques à l’école de Hautes-Etudes en Santé Publique. Interrogé par le Parisien dans un article publié le 2 décembre, il a détaillé trois scénarios pour la situation sanitaire en France, basés sur le niveau de reproduction du virus dans la population, aussi appelé « R » :

Une troisième vague : c’est la pire des hypothèses. Si elle est probable, elle n’est pas inévitable. Cela découlerait d’un relâchement des Français, un respect insuffisant voire absent des gestes barrières et une multiplication des réunions privées à l’intérieur. L’indice R pourrait atteindre 1,2 ou 1,3 selon les prévisions du Parisien et des mesures drastiques pourraient être reprises ;
Une reprise modérée de l’épidémie : le virus circulerait un peu plus, notamment pendant les repas de famille. La période de vacances scolaires permettrait néanmoins de limiter la circulation, tout comme le fait que certains travailleurs sont également en vacances. « L’important c’est que le virus ne circule pas assez pour que le R redevienne supérieur à 1 », confie Pascal Crépey ;
L’absence de reprise épidémique : cette hypothèse est la plus optimiste, l’indice R resterait inférieur à 1. Ce scénario repose sur un respect strict des mesures et gestes barrières de la part des Français. Il faudrait pour cela que les rassemblements de fin d’année soient limités et raisonnables. « Si les contaminations sont ponctuelles le 25 décembre et le 1er janvier, qu’on se regroupe qu’à 5 ou 6 adultes et qu’on se sépare directement après le dîner, ça ira » explique Pascal Crépey.
Ces scénarios mettent donc en avant le rôle majeur de la population dans l’évolution de l’épidémie et l’importance du respect des gestes barrières et de limiter les rassemblements privés aussi bien en nombre de personnes qu’en durée.

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