Rebelote à la Chambre d’accusation ! Il va falloir attendre l’avis du Conseil constitutionnel pour savoir si la Chambre criminelle va juger Ousmane Sonko, accusé de viols répétitifs et menaces de mort par Adji Sarr, l’ex-masseuse du salon Sweet Beauté. Les avocats du leader des «Patriotes», qui avaient saisi la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar aux fins d’annuler l’ordonnance de renvoi et de mise en accusation prise par le Doyen des juges d’instruction, Oumar Maham Diallo, ont encore soulevé une exception de nullité. «La Chambre d’accusation, saisie aux fins de renvoyer au Conseil Constitutionnel l’exception d’inconstitutionnalité de l’article 180 du Code de procédure pénale soulevée par la défense, a mis en délibéré sa décision», a annoncé Me Khoureysi Ba, via sa page Facebook. Par conséquent, l’affaire appelée hier à la barre est mise en délibéré.
La Chambre d’accusation, qui devait statuer le jeudi 9 février passé sur la demande en Appel déposée par les conseils de Ousmane Sonko, va finalement se prononcer sur l’ordonnance de renvoi du Doyen des juges, Maham Diallo. C’est sur la demande des avocats de Ousmane Sonko que la première audience avait été renvoyée au 14 février.
Le 17 janvier dernier, le Doyen des juges d’instruction avait renvoyé l’opposant Ousmane Sonko, accusé par l’ex-masseuse Adji Sarr, et la propriétaire du salon Sweet Beauty, la dame Ndèye Khady Ndiaye, devant les Chambres criminelles. Le premier pour «viol et menaces de mort», et la seconde pour «incitation à la débauche, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs et complicité de viol», pour la seconde. Ce, à la suite du réquisitoire du Parquet en date du 30 décembre 2022.
Faut-il le rappeler, Ousmane Sonko a toujours nié les faits qui lui sont reprochés. Le maire de Ziguinchor estime que l’affaire aurait dû être classée à la fin de l’enquête préliminaire menée par la gendarmerie. Le leader du parti Pastef a affirmé que le certificat médical produit par l’accusation enlève tout soupçon de viol. Le candidat déclaré à la Présidentielle de 2024 n’a cessé de déclarer détenir les preuves d’un complot contre sa personne visant à le liquider politiquement. Il a annoncé avoir déposé un rapport interne de la gendarmerie détaillant ses propos à ce sujet.
Par Malick GAYE – mgaye@lequotidien.sn












