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Edouard Mendy : les chiffres qui en font le meilleur gardien en Ligue des champions

Le gardien international sénégalais du club anglais FC Chelsea Edouard Mendy n’a encaissé que trois (3) buts en 11 matches joués dans l’édition européenne de la Ligue des champions 2020-2021. Ce qui en fait le gardien le plus sûr juste avant la finale de ce samedi qui oppose son club à Manchester Ciy (19h GMT).

« Je n’ai rien lâché », répète à l’envie Edouard Mendy (29 ans) quand il faut se retourner sur son parcours. Passant de plusieurs mois de chômage en 2015 à disputer une finale de Ligue des champions six ans plus tard, Edouard Mendy, gardien sénégalais de Chelsea, a de quoi être fier de sa trajectoire. Une fierté qui pourrait être plus revendiquée s’il parvenait dans cette finale à garder – presque – sa cage inviolée comme lors de cette édition 2020 – 2021 de la Ligue des champions. Il réussit des clean-sheets en 8 matches de C1. Seulement trois petits buts encaissés en 11 matches disputés dans cette prestigieuse compétition européenne. Karim Benzema du Real Madrid en demi-finale aller, Taremi du FC Porto lors des quarts de finale retour et le Rennais Guirassy en phase de groupe ont réussi à battre le dernier rempart de l’équipe nationale du Sénégal aux 11 sélections chez les Lions. Ce qui en fait trois défaillances en 990 minutes de temps réglementaire marquées par des arrêts déterminants lors de la double confrontation avec le Real Madrid, face à Porto ou encore à l’Atletico Madrid. Qui dit mieux ? Personne. En statistiques individuelles, il devance tous les autres gardiens engagés dans la C1 de cette année.

Mais avant les sommets d’aujourd’hui à Chelsea, Edouard Mendy a connu bien des galères. C’est à 19 ans qu’il entame sa carrière dans les divisions d’honneur françaises à Cherbourg (2011-2014) ; le joueur est sans club de 2014 à 2015, il esquisse un début de rebond en fréquentant la réserve de l’Olympique de Marseille (2015 – 2016), puis viennent les jours plus radieux à Reims (2016 – 2019) qui se sont poursuivis par une année d’une strate supérieure à Rennes de (2019 – 2020).

L’homme, élevé à la dure par des parents sénégalais immigrés en France, ne se considère pas comme un exemple. « Je ne suis pas au-dessus des autres. Mais c’est vrai que mon parcours difficile prouve qu’en voulant vraiment les choses, en faisant tout pour atteindre les objectifs, il peut y avoir quelque chose de beau à la fin, une réussite à sa taille ». Du haut de son 1,97m de longueur, gagner la Ligue des Champions avec Chelsea face à Manchester City serait un miracle supplémentaire pour celui qui continue à vivre un rêve éveillé fait de travail et d’abnégation. Moussa DIOP

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