Le Programme énergie durable (Ped) aura une deuxième phase. La Coopération allemande et le ministère du Pétrole et des énergies sont actuellement en conclave pour dessiner les contours du projet. L’actualisation de la planification opérationnelle de cette deuxième phase, qui va démarrer en 2023 pour se terminer en 2025, est actuellement en gestation. Son objectif reste le renforcement des capacités du ministère du Pétrole et des énergies pour promouvoir des énergies durables respectueuses du climat. A cet effet, un atelier de 2 jours s’est ouvert hier. Cette rencontre doit définir un plan opérationnel élaboré par l’ensemble des partenaires.
D’un montant de 14 millions d’euros, la première phase du Ped s’est évertuée, entre 2017 et 2021, à améliorer les conditions pour la mise en œuvre de services énergétiques durables pour protéger le climat sur 5 axes. Le premier est le cadre politique. Il s’agit de revoir le cadre stratégique, politique et législatif. Pour l’électrification rurale, le Ped avait soutenu l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) sur la coordination de l’action politique pour rendre le cadre favorable à l’énergie renouvelable. Pour l’axe usage productif, des projets d’usage productif ont été expérimentés avec la création du concept pour une mise à l’échelle. Pour l’axe législatif, la loi sur l’efficacité énergétique a été votée.
Pour cette deuxième phase du Ped, un accent particulier sera mis sur le suivi et l’évaluation de la politique énergétique. Avec un budget de 9, 6 millions d’euros, soit plus de 6, 2 milliards de francs Cfa, la deuxième phase du Ped va intégrer l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. «A travers la Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie (Lpdse), des objectifs ambitieux pour une transition énergétique ont été fixés, en termes d’économie d’énergie, de renforcement de la pénétration des énergies renouvelables, avec une capacité installée d’origine renouvelable dans la production d’électricité de 506 Mw (environ 28%) en 2022 et d’une forte option de pénétration du gaz naturel au niveau de la production d’électricité à travers la stratégie «gas to power». Ceci entre dans le cadre d’un développement sobre en carbone, permettant ainsi d’atteindre les objectifs fixés par l’Etat du Sénégal au niveau de la Contribution nationale désignée (Cnd) dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur les changements climatiques», a déclaré le directeur des Energies renouvelable au ministère du Pétrole et des énergies. Selon Demba Gaye, le Ped constitue une opportunité pour une meilleure atteinte de cet objectif. «L’Allemagne encourage le Sénégal à tirer le meilleur profit de ses sources d’énergies renouvelables. Nous sommes prêts à accompagner les efforts en contribuant à la définition et à la mise en œuvre des planifications, des stratégies et des politiques. Le Programme énergies durables est une composante importante dans ce contexte. Un cadre politique favorable est important pour la mise en œuvre des ambitions du président de la République qui est de faire du Sénégal, un pays émergent où le secteur de l’énergie jouera un rôle central de catalyseur de développement économique et social», a déclaré l’ambassadrice de l’Allemagne à Dakar, Annegret Al-Janabi.
mgaye@lequotidien.sn












