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Espace Schengen: Deux parlementaires français initient un rapport pour faciliter l’obtention de visas

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Deux parlementaires français issus des rangs de la majorité, Sira Sylla, élue de Seine-Maritime et M’jid El Guerrab, député des Français de l’étranger, ont présenté ce mardi un rapport visant à faciliter le processus d’obtention de visas d’Africains désirant se rendre en France et dans l’espace Schengen. 

Les deux élus soulignent être «très souvent» sollicités par des électeurs rencontrant des problèmes de visa: étudiants, Français en couple avec un étranger, entreprises souhaitant faire venir des salariés pour une mission ponctuelle. Pour parer à cela, un rapport d’information a été présenté ce 12 janvier devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française.

Plusieurs ressortissants qui vivent en Afrique se plaignent en effet des conditions particulièrement difficiles de délivrance de visas pour la France. Parmi les réprimandes qui reviennent le plus souvent figurent la liste interminable de documents à fournir, des frais de visas jugés élevés comparés aux revenus faibles des populations de ces zones et des décisions de rejet non motivées. Autre grief, le processus d’obtention d’un visa demeure souvent trop long. Les députés proposent de généraliser le dispositif de délivrance des visas en quarante-huit heures. Si le rapport est accepté à la commission des Affaires étrangères, il deviendra un rapport de la commission et sera publié et diffusé.

Parmi les demandes du rapport parlementaire figure l’assouplissement de la procédure de délivrance des visas jugée «trop stricte», notamment sur les regroupements familiaux pendant la pandémie.

Les auteurs du rapport préconisent l’octroi d’une «dérogation à la fermeture des frontières dans le contexte de la pandémie mondiale» pour les bénéficiaires du regroupement familial. Ils sollicitent aussi la simplification des demandes de visas pour les personnes qui en auraient déjà obtenu un par le passé.

Pourtant, le 28 novembre 2017, le président de la République française, Emmanuel Macron s’adressant à la jeunesse africaine depuis Ouagadougou (Burkina Faso) affirmait être pour «la révolution de mobilité, celle qui nous permettra de repenser nos liens, mais aussi la circulation des femmes et des hommes en Afrique, et entre l’Afrique et l’Europe». Trois ans après le discours de Ouagadougou, les rapporteurs regrettent que la politique des visas à l’égard des populations africaines reste très en deçà de l’ambition présidentielle. Cette mission est avant tout destinée à résorber le décalage entre le discours et la réalité, font valoir les deux députés.

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