Malgré les tensions de plus en plus visibles entre les deux figures de l’exécutif sénégalais, Ousmane Sonko refuse pour l’instant de se prononcer sur une éventuelle exclusion du président Bassirou Diomaye Faye du parti PASTEF.
Interrogé sur France 24 à propos de ses précédentes déclarations évoquant une « trahison » du projet politique porté par PASTEF, le président de l’Assemblée nationale a choisi de déplacer le débat du terrain émotionnel vers celui des engagements politiques.
« Les notions de trahison relèvent beaucoup plus de la morale et de l’affectif », a-t-il déclaré, avant d’expliquer que son principal reproche concerne le non-respect de certaines promesses faites au peuple sénégalais durant les dix années d’opposition.
Selon lui, plusieurs engagements majeurs auraient été « dévoyés » dans la trajectoire actuellement suivie par le pouvoir. Il estime également que certains de ces engagements ne sont pas respectés et qu’il n’existe pas de réelle volonté de les mettre en œuvre.
Toutefois, Ousmane Sonko a pris soin de préciser que le débat ne doit pas être réduit à une question personnelle ou émotionnelle. Concernant une éventuelle exclusion de Bassirou Diomaye Faye du parti, il a rappelé que PASTEF dispose de textes et de procédures internes clairement définis.
« Ce n’est pas au seul Ousmane Sonko de décider », a-t-il insisté, soulignant que seules les instances compétentes du parti pourront se prononcer le moment venu.
Cette déclaration laisse entendre que le dossier n’est pas totalement clos, même si aucune procédure formelle n’est actuellement engagée contre le chef de l’État.
L’intervention du leader de PASTEF confirme en tout cas l’existence de divergences profondes au sommet du pouvoir, tout en maintenant pour l’instant le différend dans le cadre des mécanismes internes du parti.












