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Exploitation des plateformes de pétrole ou de gaz : 384 capitaines de pirogue formés sur la sécurité en mer – Lequotidien

Avec l’exploitation du pétrole et du gaz, les pêcheurs sont appelés à côtoyer les plateformes pétrolières et gazières. Pour éviter des problèmes entre ces embarcations artisanales et ces unités, l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), en partenariat avec la mairie de Mbour, a entamé depuis hier à Mbour, une formation de 5 jours pour 384 capitaines de pirogue. Selon El Hadji Aboubacar Faye, directeur des Gens de mer, du travail maritime et de la formation à l’Anam, cette  9ème session de formation des capitaines d’embarcation non pontée fait suite à un arrêté qui a été signé depuis 2011 par le ministre des Pêches et de l’économie maritime et qui entre dans le cadre de la professionnalisation des acteurs, mais essentiellement axée sur la sécurité de ces embarcations, et prise en compte dans ces modules qui seront développés durant les 5 jours de formation. «Durant cette formation, nous allons échanger avec les acteurs qui sont des professionnels de la pêche, mais qui évoluent dans un milieu assez difficile où il est important de les doter d’assez d’outils qui leur permettent d’embarquer, de faire toutes leurs opérations en toute sécurité et dans le cadre de la préservation de la vie humaine en mer. Donc, c’est pourquoi, nous avons essayé de développer ces modules un peu partout avec ce concept d’écoles itinérantes qui permet de déplacer l’Ecole nationale de formation maritime avec les partenaires de l’Anam pour les former sur place», renseigne M. Faye. L’enjeu, précise-t-il, «c’est de leur faire connaître le nouvel environnement qui est le leur, autant à Sangomar qu’à Saint-Louis et dans d’autres localités et leur permettre d’accepter cette collaboration ultérieure qui devra forcément prévaloir». Aboubacar Faye de relever «qu’avec ces activités nouvelles, il y aura énormément de navires qui vont circuler, il y aura énormément d’activités qui vont se passer sur les plans d’eau et c’est important qu’ils puissent comprendre le langage qui est utilisé dans le cadre de la communication, connaître les signaux, tout ce qu’il y a comme signalisation, comme affichage pour qu’ils puissent échanger avec eux dans le cadre de l’exploitation et puis en toute sécurité. L’objectif aussi, c’est de pouvoir leur créer des passerelles, afin qu’ils puissent ultérieurement naviguer à bord de ces embarcations-là…».

Il reconnaît tout de même qu’il y aura forcément des impacts positifs ou négatifs avant de rassurer que l’Etat est en train de travailler avec l’implication des acteurs pour trouver des solutions. Ainsi, à la suite de cette formation pour les 384 capitaines de pirogue, d’autres formations sont prévues pour les seconds capitaines et les marins artisans.

Le maire de la commune de Mbour, qui a procédé à l’ouverture de cette session de formation, s’est félicité de cette rencontre qui va participer à la professionnalisation du métier de capitaine dans la pêche artisanale. Cette formation va aussi participer à la modernisation de la pêche artisanale «dans le contexte actuel avec la découverte de gisements de pétrole et de gaz, il y a des perspectives que la pêche artisanale puisse connaître des mutations. Donc, c’était important de capaciter et de former les pêcheurs de Mbour par rapport à ces nouvelles mutations», a déclaré Cheikh Issa Sall.
Par Alioune Badara CISS(Correspondant) – abciss@lequotidien.sn

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