Au lendemain d’une période sombre, post 3 ème vague Covid et dans un contexte de crise économique, une grève des transporteurs routiers est plus que inopportune aussi bien pour les usagers que pour les porteurs de revendications.
Il s’agit, notamment, pour ces derniers de surseoir à des journées de recettes. Ce qui a été exactement le cas depuis le 1er décembre. Quarante huit heures après, la capitale ressemble à un carnaval digne de Rio de Janeiro au nom de la toute puissance des charrettes et autres motos jakarta. Tous y voient enfin une opportunité jamais égalée pour se faire vite de l’argent, étant les seules alternatives des usagers. Au moment les conducteurs de taxi, loin des clichés de syndicalistes assoiffés de lendemains meilleurs, soufflent leur détresse dans les coulisses. « C’est dur. Nous ne pourrons pas tenir plus de 3 jours « , a t-on confié. En effet, ces géants du secteur informel auraient bientôt vu leur quotidien basculer s’il n’y avait pas un mot d’ordre pour mettre fin à cette grève. Était ce réellement une bonne idée ? Des sources rapportent, en effet, que certains conducteurs de ces taxis avaient déjà l’idée d’abandonner leurs camarades pour reprendre les routes ce samedi. Quid des équipes de bus tata. Il s’agit, en réalité, d’une frange assez dépendante de la routine routière. Malgré les couacs, celle-ci devrait encore longtemps les hanter. Leur charge de travail est nettement égale à leur part sociale. A côté d’un devoir envers les usagers, il y a toute une équipe de jeunes, professionnels ou pas, dont la survie dépendent de ce circuit de transport. Alors que la galère porte un autre visage, ils sont soulagés d’en finir.
DS
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