La police était de sortie, ce samedi à Guédiawaye, à la suite de l’interdiction, par le Préfet, de la marche annoncée par le parti Pastef-section Guédia-waye.
Le Commissariat central de Guédiawaye a quadrillé le département par une forte présence des éléments de la police anti-émeutes. Toutes les grandes artères étaient jalonnées par des forces de police. En plus de ces pelotons, les véhicules blindés étaient stationnés au niveau de tous les ronds-points, Dalal Jamm, arrêt Dial Mbaye, rond-point Préfecture, la route qui mène vers la station Canada et même devant le Commissariat central où on notait la présence musclée des éléments de la police. Une autre équipe était déployée face au siège du parti Pastef, prête à faire face et à faire respecter la décision préfectorale.
Pastef dans tous ses états
A la place de cette marche, les «Patriotes» ont préféré faire face à la presse pour dénoncer l’acte qu’ils considèrent comme une prise d’otages. Se sentant en position de faiblesse, ils ont tiré à boulets rouges sur le régime du Président Macky Sall.
«Nous avons tous vu ce qui a été déployé comme Forces de l’ordre dans le département. Nous dénonçons cette forfaiture. Une forfaiture contre la démocratie, une injustice contre notre sœur, Nadji Dia, accusée du délit de terrorisme», a laissé entendre Alpha Ba, Coordonnateur départemental du parti Pastef à Guédiawaye. Ce dernier, d’ailleurs, annonce une nouvelle demande de manifestation.
«J’ose espérer qu’elle connaîtra une suite favorable», fait-il savoir.
Par Abdou Latif MANSARAY – latifmansaray@lequotidien.sn











