Politique

Hélène Tine sur la crise dans le secteur de la pêche : «Nos pirogues, au lieu d’aller chercher du poisson, servent plus à l’immigration clandestine»

Hélène Tine est agacée par la crise qui secoue le secteur de la pêche. En marge de la célébration de la Journée mondiale de la pêche par la Coalition des acteurs de la pêche du Sénégal (Caps)/Section Thiès, la candidate de la Coalition Wallu Senegaal à la Ville de Thiès ne supporte pas, en effet, que «nos pirogues, au lieu d’aller chercher du poisson, servent plus à l’immigration clandestine». C’est parce que, constate l’ex-parlementaire, «la pêche est dans une situation difficile, du fait de la rareté de la ressource halieutique, à cause des accords de pêche». Par conséquent, note-t-elle, «nos pêcheurs sont obligés de quitter nos eaux pour aller exploiter les ressources des autres pays, comme la Mauritanie ou la Guinée-Bissau».
En plus, souligne-t-elle, il y a, entre autres problèmes, «la perturbation de l’écosystème marin qui fait qu’on a plus assez de poissons». Hélène Tine lance ainsi un message à l’endroit du gouvernement pour que le secteur de la pêche puisse faire l’objet d’une attention et d’un soutien particuliers. «La pêche fait partie des premiers secteurs de l’économie du Sénégal. En tant que tel, c’est un secteur qui doit retenir l’attention de toutes les autorités de ce pays et notamment du gouvernement», a-t-elle indiqué. La présidente du Mouvement pour un Sénégal d’éthique et de travail (Mset) a déploré l’inexistence d’un marché aux poissons, dans une ville qui est au cœur de la pêche au Sénégal. Elle précise : «Thiès est la première région en matière de mise à terre dans le secteur de la pêche. Mais malheureusement, elle n’a même pas de marché aux poissons dans la capitale régionale. Nous le déplorons. C‘est un vieux projet qui n’a jamais pu voir le jour depuis des années.» Dans la même lancée, le coordonnateur de la section Thiès du Caps a surtout insisté sur les nombreuses démarches administratives auprès des autorités étatiques pour que Thiès puisse disposer, comme les autres villes, d’un marché aux poissons digne de ce nom, avec les infrastructures comme des chambres froides, les usines de conservation des produits halieutiques. Surtout que, ajoute Ibrahima Diop, «la région de Thiès assure, à elle seule, 78% de la production nationale. Cette position de leader, qu’occupe la région de Thiès dans le secteur de la pêche, est liée au fait qu’elle regorge d’énormes atouts».
Par Ndèye Fatou NIANG(Correspondante) – lequotidien.sn

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