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Hypertension intracrânienne: le lit de complications à haut risque

L’hypertension intracrânienne peut dégénérer en Accident vasculaire cérébral (Avc), en hémorragie suite à la rupture d’une artère dans le cerveau, entre autres. Le neurochirurgien, le docteur Jopseph Mendy, de l’hôpital de Fann, présente dans cet entretien, la différence entre l’hypertension intracrânienne et la crise migraineuse.

L’hypertension intracrânienne ne fait pas les choux gras de la presse au Sénégal. Pourtant, elle n’est pas sous-diagnostiquée, dans les services de neurologie notamment au Centre hospitalo-universitaire de Fann. L’hypertension intracrânienne résulte de l’augmentation de la pression à l’intérieur la boîte crânienne, formée par trois éléments : le tissu cérébral, le liquide céphalo-rachidien et les vaisseaux sanguins qui irriguent les cellules du tissu. La dilatation d’une de ses composantes dans une boîte qui n’est extensible induit cette hypertension intracrânienne.

Contrairement aux maux de tête répandus, l’hypertension intracrânienne est plus douloureuse. « Le malade a l’impression de ce recevoir des coups de marteau dans la tête. Ce sont des maux de tête intenses », explique le docteur Joseph Mendy, neurochirurgien, au Centre hospitalo-Universitaire de Fann. Les signes les plus fréquents de cette maladie sont les maux de tête chroniques qui sont insensibles à la prise d’antalgiques, des nausées ou des vomissements, des troubles cognitifs et visuels, des vertiges entre autres. C’est une affection qui peut évoluer vite vers des complications plus graves. Parmi celles, il y a les Accidents vasculaires cérébraux (Avc), les Avc hémorragiques, un Accident vasculaire ischémique (obstruction d’une artère d’un cerveau). « Le malade est exposé à un Avc, un Avc hémorragique. Cette complication survient lorsqu’une artère pète dans le cerveau entrainant une circulation anarchique du sang », cite le spécialiste de la chirurgie du cerveau et des nerfs. Cette affection provoque également l’obstruction d’une artère empêchant du coup l’irrigation « d’un territoire » qui devrait être alimenté en temps normal.

Contrairement à l’hypertension intracrânienne, la crise migraineuse se manifeste par des céphalées localisées d’abord dans une partie de la tête avant de se généraliser. Selon le neurochirurgien, les progrès de la médecine ont permis de mieux spécifier les signes de cette maladie. « La migraine est une sorte de maux de tête qui ont une particularité sur comment ils débutent. En général, ils ne concernent une partie de la tête avant de se disséminer. Rien qu’à partir de l’interrogatoire, on peut savoir si c’est une migraine ou des maux de tête de qui relèvent d’une autre pathologie », informe le docteur Joseph Mendy qui est également expert médical auprès des cours et des tribunaux. Actuellement, il a été accepté que le manque d’activités physiques, le stress et le nouveau mode de vie sont les facteurs déclencheurs des crises migraineuses. Cette affection peut être provoquée par un manque de sommeil, la faim, une stimulation excessive des sens. Elle est souvent accentuée par la lumière, les sons et les odeurs. « Les études ont montré qu’il y a des gènes qui sont identifiés comme donneurs de migraine, ce qui fait que quelqu’un qui en souffre peut le transmettre à ses enfants ou à ses petits enfants », indique le spécialiste.

Ne pas abuser des médicaments

En réalité le patient migraineux est sensible aux troubles anxieux et dépressifs qui favorisent la survenue de la crise. L’autre observation largement acceptée au plan scientifique, c’est la prévalence nettement supérieure chez la femme. La fréquence de crises migraineuses chez les femmes est strictement due à la variation du cycle hormonal. « Les femmes souffrent de ces crises que l’homme cela s’expliquerait par la variation du cycle hormonal », avance le neurochirurgien. La migraine n’est pas dangereuse mais elle altère la qualité de vie et se répercute sur l’activité professionnelle. Le traitement est basé sur la prise de médicaments après l’avis médical. Toutefois, l’usage abusif des produits médicamenteux est à l’origine des maux de tête chroniques.

Idrissa SANE-lesoleil.sn

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