Les conditions de financement des infrastructures restent encore une équation pour les économies africaines. Le Président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall, a encore posé le débat lors de la cérémonie d’ouverture du deuxième sommet sur le financement des infrastructures en Afrique.
Selon Macky Sall, les infrastructures en Afrique restent « encore sous-financées en volume et mal financées en termes de taux d’intérêt et de délais de remboursement ». Le président de la République souligne aussi une baisse dans le financement de ces infrastructures. Estimé à 100 milliards de dollars en 2018, il s’élevait à 81 milliards de dollars en 2020.
« Même sans ces difficultés conjoncturelles, l’Afrique a toujours payé cher ses projets à cause de taux d’intérêt élevés. En outre, pour des financements aussi lourds et des infrastructures de longue durée de vie comme le chemin de fer, nos pays sont souvent tenus de rembourser leurs dettes dans des délais très courts. C’est cela le paradoxe, à quelques exceptions près » a-t-il constaté.
Pour Macky Sall, le problème du financement restera entier. Il est lié aux règles et pratiques de la gouvernance économique et financière mondiale. Des règles qui « entravent l’accès de nos pays à des ressources conséquentes, et à des conditions soutenables ».
Le président de la République a, d’ailleurs, invité son homologue, Paul Kagamé, le président de la Commission de l’Union africaine et tous les leaders africains à porter le plaidoyer sur la réforme de l’architecture financière mondiale.












