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Karim : L’alternative alternante pour un Sénégal réconcilié ! – Lequotidien

Un sage hindou demandait, dans ses prières au Bon Dieu, de l’épargner de vivre une époque intéressante. La mienne est trop sérieuse pour être vraie. C’est le summum de l’ignominie et de l’invective des temps. C’est dans ce chaos de modèles, a fortiori politiques, que Karim Meïssa Wade demeure le meilleur rempart donnant gage à la stabilité sociale. Il est, nous dit Hugo, des époques de chenapans et des époques d’artisans. La situation confuse et complexe dans laquelle nous nous plongeons inéluctablement nous bande les yeux jusqu’à nous faire perdre le sens de l’orientation. En plein cœur des flots mouvants, la tempête, courroucée, fait tanguer ostensiblement tribord babord la Galiote au bord duquel son embarcation s’agite. Le capitaine, fou de rage et de pouvoir, se débine et se calfeutre dans les entrailles judiciaires de sa cabine, laissant matelots et pages au débrouille.

Et, pendant que le Peuple végète et se demande à quel saint se vouer, ce capitaine troqua son galon contre un étalon marron beige. Le pied à l’étrier, notre palefrenier chevauche merveilleusement son alezan sous l’escorte d’une Justice achetée par quelques rentes, un titre, un rang, noblesse, orgueil de l’homme. Dans ses cavalcades chevauchées, notre champion traîne derrière lui, malheur et désolation, au mépris d’une population réduite à endurer de sa belle endurance… Et, sur ce, Meïssa, alias Karim, arriva… tel un messie venu du firmament qui débarque en djellaba parfumé d’ambre, de lambris, la tête pleine et bien faite. Il s’agit d’un homme qui, naguère sous le feu des projecteurs, est peint comme un vulgaire mangeur de grenouilles.

A Ndoumbélane, être fils de célébrité, voilà la regrettable chance d’être coiffé au poteau. La wademania est un spectre difficile à dissiper des nuages sénégalais. Tel l’arbre qui cache la forêt, les compétences à ne plus démonter de Maître Abdoulaye Wade ont fini par assombrir malheureusement les linéaments prometteurs d’un Wade-fils sorti pourtant des cuisses de Jupiter. Ce géant de la diplomatie au parcours hors du commun est victime de sa naissance. Un As que dispute le monde arabe devient un étranger sur ses propres terres.

Il est une société où y être fils de est un crime de lèse-majesté. La conscience populaire, facilement manipulable à dessein, voue aux gémonies ses dignes fils dont il fallait aimer l’intelligence et non l’appartenance familiale. C’est une société où prospère la philosophie de l’enfer, c’est les autres, car en même temps que les rapports y sont viciés, les jugements en sont patibulaires. Vouloir se démarquer du regard d’autrui, c’est renier une partie de soi. Ici, fils de y est plus un crime qu’un délit…
KARIM2024
Ahmadou Bamba THIOUNE
Eternel Wadiste,
Membre FNCL,, Membre FNEL,
Commissaire politique PDS

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