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Korité à Sydney – Lequotidien

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L’avion traverse tout un bout du monde pour rallier, au bout de quatorze heures de vol, Sydney, principale ville de l’Australie. L’arrivée à Sydney International Airport est à 6 heures du matin, heure locale (Gmt+10). Tenant compte de la durée du vol jusqu’au pays des kangourous, le séjour sera de plus de deux journées, comme j’ai pu l’expliquer dans une de mes pérégrinations en Nouvelle-Zélande voisine. C’est tout un séjour que je compte rendre profitable.
Le vol vers Sydney s’est effectué à bord d’un nouveau modèle du A380, avec un intérieur très soigné. Tout est pensé au détail, tout le décor étant d’un magnifique qui motive. Au niveau du service d’immigration, le contrôle sur les produits alimentaires est très strict. La première question qui vient est de savoir si oui ou non, les passagers ont apporté de la nourriture d’ailleurs et voudraient la faire rentrer sur le sol australien.

Fini les formalités, direction notre hôtel. Il pleut sur tout le trajet entre l’hôtel et l’aéroport. Ils sont ici en saison d’automne, avec des arbres qui se vident de leur feuillage et une température clémente. Le temps à l’extérieur était de 22 degrés. La pluie, fréquente à Sydney, est une douche de la nature pour permettre à la ville de reprendre des couleurs.

Je fête la Korité cette année à Sydney, loin de tout ce qui fait de cette fête de fin du Ramadan, le moment de communion, de partage et de joie qu’elle est dans mon Sénégal natal. Pas de «Lakh» matinal, je me contente des vidéos du festin de ma famille à Dakar. Si loin des miens, mais la technologie de notre temps me donne une satisfaction par procuration. Les miens ne font qu’un, sont contents avec une joie contagieuse. Tous les petits moments et toutes les scènes courantes sont immortalisés. Il est différent le temps des migrants d’aujourd’hui. Malgré la distance, nous restons présents avec les nôtres. L’après-midi de ma Korité australienne se passe au lit, afin de recharger les batteries et de pouvoir maximiser le lendemain. Ce n’est pas tout le temps qu’on débarque à Sydney, il faut en profiter au maximum.

Comme activités, des collègues organisent un tour de la ville en ferry, pour mieux profiter de la vue magnifique en mer de la fameuse Opéra House et du Harbour Bridge, qui sont les symboles de Sydney. J’ai toujours été marquée par la couverture des Jeux Olympiques de Sydney 2000, par le caractère hors du commun de l’Opera House qui faisait penser à une large baie. Certains clichés restent dans la tête d’un enfant, et c’est une bénédiction de pouvoir constater de visu ce dont on a rêvé. Cette image a fini par se greffer à ma mémoire, surtout avec les couvertures de médias lors du Nouvel An, où l’on nous montrait toujours en milieu de journée à Dakar, que l’Australie était déjà entrée dans la nouvelle année. Les feux d’artifice autour du Harbour Bridge suffisaient comme carte postale.

Notre groupe décide en fin d’après-midi, d’aller à l’une des plus célèbres plages de Sydney, le Bondi Beach. C’est un lit naturel avec un beau sable blanc, très populaire chez les surfeurs amateurs et professionnels. En admirant les surfeurs qui slalomaient sur les énormes vagues, je me souviens d’un reportage dans la presse sénégalaise qui parlait de jeunes Sénégalais qui commençaient à fabriquer des planches de surf. J’apercevais quelques enthousiastes sur les plages de Yoff et du Virage sur la route de Ngor, mais je ne pensais pas que ce sport propre à l’Océanie et à ses peuples de l’eau ferait une telle percée au pays des régates de mes parents lébous. Des vagues immenses font le décor à côté du Bondi Coastal Walk. Tout comme la grande Corniche de Dakar, cette promenade est bien aménagée pour les balades romantiques et les activités sportives.

Ma soirée prend fin sur les allées du Darling Harbour. C’était auparavant un grand port industriel. Il est devenu aujourd’hui le centre de Sydney. Situé sur le rivage, il offre une vue animée des merveilles de la ville. Toutes les attractions touristiques, alliant le divertissement au shopping, se trouvent concentrées au même endroit. Pour donner une idée de ce qu’est le Darling Harbour, il s’agirait d’un espace allant de la Place de l’Indépendance de Dakar à l’emprise du Port autonome de Dakar avec son lot de commerces, restaurants, enseignes, lieux culturels et espaces vivants. Le visiteur de Sydney ressentira le cœur de cette ville battre en se promenant dans le Darling Harbour. Le meilleur de la restauration locale est servi aux tables jonchant tout ce vieux port. La cuisine de l’Asie, surtout celle du Sud-Est asiatique, y est bien présente avec des tables indonésiennes. Je raffole de la cuisine indonésienne, je profite de Sydney pour goûter à un Nassi Goreng «made in Australia», qui est tout aussi délicieux que celui de Bali.
Par YAN / lesvoyagesdeyan@lequotidien.sn

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