En effet, ajoute la même source, en l’absence de collecte suffisante de ressources, l’accès aux services sociaux de base devient précaire. Selon les estimations de la loi de finances 2018, le Sénégal a besoin de 42520 salles de classes supplémentaires au primaire s’il veut s’assurer la scolarisation universelle à l’horizon 2023.
Pour pouvoir couvrir ces différentes charges, explique-t-on, l’Etat du Sénégal a mis en place un ensemble de politiques économiques et sociales à travers le Plan Sénégal Emergent dans lequel le coût financier de la deuxième phase s’élève à 10 098 milliards de FCFA dont les 4248 milliards attendus des ressources internes.
«L’option de mobilisation des ressources est aujourd’hui irréversible avec l’adoption de la Stratégie de recettes à moyen terme (Srmt) couvrant la période 2020-2025 à travers la loi de finances pour l’année 2020 dont l’axe stratégique numéro 1 est consacré au consentement à l’impôt et à l’élargissement des bases d’imposition », lit-on dans le document.
A la suite de la Srmt, la Dgid informe avoir adopté le plan opérationnel de mise en œuvre de ladite stratégie dénommée « Plan Yaatal » qui ambitionne d’élargir l’assiette fiscale tout en améliorant la qualité de la gestion du foncier dans une approche d’intégration des processus. «Entre autres, ce programme s’inscrit dans la dynamique « de rendre les dispositifs de taxation et de gestion foncière simple, efficaces et incitatives », explique la Dgid.
Pour Bassirou Samba Niasse qui s’exprimait à l’ouverture de la journée d’étude : « Le programme Yaatal a une ambition beaucoup plus importante qu’un simple élargissement de l’assiette. C’est un état d’esprit qui doit changer et aussi une activité économique qui doit se développer un peu plus. »
Adou FAYE











