Le second Compact MCA-Sénégal portant sur l’électricité, entré en vigueur en septembre dernier, devrait impacter « 12 000 ménages » sénégalaise et favoriser la réalisation de 900 Km de lignes moyenne tension et 600 Km de basse tension, a-t-on appris de la directrice des réformes à la Commission de régulation du secteur de l’électricité (CRSE), Paule Marie Antoinette Lakh.
D’une durée de cinq ans, ce Compact MCC pour le Sénégal portant sur l’électricité est doté d’un montant global de 330 milliards de francs CFA environ.
Il est constitué d’un don d’investissement de 302,5 milliards environ de la part des États-Unis d’Amérique et une contribution supplémentaire de 27,5 milliards de FCFA environ du gouvernement sénégalais.
Ce programme vise une accélération de l’électrification dans le pays, à des coûts abordables, à travers trois volets consacrés à la réforme du secteur, au transport et à l’accès à l’électricité.
« Il va impacter près de 12 000 ménages », a précisé Mme Lakh, vendredi lors d’une session d’information sur les réformes du secteur de l’électricité, organisée à l’intention des membres du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES).
Le volet transport « permettra de renforcer la fiabilité du réseau et de permettre l’évacuation de quantités beaucoup plus importantes d’énergie », a-t-elle expliqué.
Le deuxième volet, dédié aux zones rurales notamment agricoles, devrait permettre de « développer certaines économies » et d’améliorer le réseau de distribution moyenne et haute tension, a souligné la directrice des réformes au CRSE.
« Ce projet doit impacter 325 villages avec des potentiels de zones agricoles, et permettra de réaliser environ 900 Km de lignes moyenne tension et 600 Km de lignes basse tension », a ajouté Mme Lakh.
Il va intervenir principalement dans les départements de Foundiougne, Nioro, Tambacounda, Mbour, Médina Yoro Foula, Vélingara, dans les zones de riziculture, a-t-elle détaillé.
Le projet réforme « va beaucoup concerner les lois et règlements, le renforcement de capacités des principaux acteurs », dans le but principalement de « créer un environnement propice à l’amélioration de la viabilité financière et à la bonne gouvernance du secteur, afin d’assurer l’approvisionnement de l’électricité en quantité et en qualité« .
« Ce programme doit être réalisé en cinq ans », a poursuivi Mme Lakh, soulignant que ce projet réforme doit toucher l’ensemble des populations sénégalaises, à travers la gouvernance et le renforcement de capacités d’une part, le renforcement des opérateurs, d’autre part.
S’agissant de la gouvernance, les réformes envisagées doit se traduite par l’extension des attributs de la commission de la régulation du secteur de l’énergie (CRSE) au secteur gazier et aux hydrocarbures, a-t-elle révélé.
« Nous allons continuer à travailler, à appuyer le gouvernement pour la finalisation des textes d’application de ces deux lois qui ont été adoptées et des travaux sont menés sur la restructuration du secteur« , a indiqué Mme Lakh.
Elle faisait allusion aux lois sur la réforme de la Commission de régulation du secteur et celle sur le Code de l’électricité, sachant qu’un autre volet concerne l’accès des tiers au réseau.
Il s’agit de l’ouverture progressive du marché de l’électricité, perspective devant permettre à « des clients éligibles » de s’approvisionner auprès des fournisseurs de leur choix, selon la directrice des réformes à la CRSE.
« Pour cela, nous sommes en train d’accompagner le gouvernement dans la mise en place au niveau de SENELEC, d’un bureau d’accès au réseau de transport qui va gérer tous les accès des clients éligibles pour s’approvisionner auprès de fournisseurs indépendants« , a expliqué Paule Marie Antoinette Lakh.










