Accueil Actualités Le mouvement peu suivi à Thiès : Comme si de rien n’était

Le mouvement peu suivi à Thiès : Comme si de rien n’était

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Ce mercredi 18 janvier 2023, très tôt le matin, le visiteur se croirait à la veille d’une fête religieuse (Tabaski), tellement la circulation était dense. Les taxis «clandos», les mototaxis Jakarta, les tricycles et certains taxis «jaune-noir» se bousculaient à tous les coins de rue. Excepté à la gare routière (Garage Dakar) où régnait un calme plat parce que quasiment fermée sur décision des professionnels du secteur qui refusent de se plier aux mesures gouvernementales, la grève n’a pas été largement suivie dans la ville où les affaires commerciales ont tourné convenablement. Une grève peu suivie donc dans la ville «aux-deux-gares». A dire vrai, le transport n’a guère été paralysé. Beaucoup de véhicules de transport public de voyageurs ont circulé sur les routes interurbaines. Abdou­laye Ndiaye, président de l’Association nationale des chauf­feurs de taxis «Allo-Dakar», précise : «C’est normal que les professionnels du secteur établis au niveau de la grande gare routière (Garage Dakar) respectent le mot d’ordre de grève, parce qu’ils sont presque tous affiliés au syndicat de M. Alassane Ndoye. Mais partout dans la ville de Thiès, les autres acteurs routiers ont travaillé. Les taxis «jaune-noir», les taxis «Allô-Dakar», les véhicules «clandos», les Tata, et surtout les mototaxis Jakarta, sont tous allés au boulot. Les Thiessois n’ont guère été secoués par cette grève, les clients n’ont éprouvé aucune difficulté pour vaquer à leurs occupations, ils circulent, se déplacent à l’aise, effectuent tranquillement leur voyage avec les véhicules de transport urbain et interurbain. D’ail­leurs, il est difficile de voir des clients s’attarder au niveau des «arrêts».»

A Thiès, beaucoup d’usagers, très inquiets à la veille de ce mouvement d’humeur, disent «n’avoir finalement pas ressenti la grève, parce que presque non observée dans la ville où, en vérité, aucun secteur d’activités n’a été paralysé, aucune difficulté n’a été engendrée». La ménagère Fatou Mbow, croisée à Grand Standing, qui craignait que «les moyens de transport ne soient à l’arrêt dans la ville dès le 1er jour de la grève», dit «n’avoir aucunement peiné pour rallier son lieu de travail». Comme elle, beaucoup de braves ménagères, de commerçantes, n’ont eu aucune difficulté pour regagner les différents marchés de la ville. Tout comme ces milliers d’élèves et d’étudiants, ainsi que leurs professeurs, et d’autres travailleurs, surtout du secteur informel, qui se sont sans problème rendus à leurs établissements ou leur lieu de travail.

Les deux-roues motorisés ou mototaxis Jakarta, au nombre d’environ 10 mille engins à Thiès, se sont très tôt le matin déversés dans la circulation comme des fourmis, pour assurer le transport des usagers, des fois avec des prix exorbitants. Dans tous les coins et recoins de la ville, les Thiessois ont remarqué que «la grève n’a pas touché les secteurs de la vie économique et sociale de la cité».
Par Cheikh CAMARA – Correspondant

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