Macky Sall s’est dit ouvert au dialogue. Le Président a appelé toutes les forces vives de la Nation à échanger. Une main tendue qui devrait être mise à profit pour apaiser le climat socio-politique. Le temps du dégel est-il arrivé ?
Par Malick GAYE – Un dialogue ! C’est l’invitation faite par le président de la République à la classe politique sénégalaise. Alors que la tension a atteint son pic ces dernières semaines. Une annonce qui a surpris plus d’un au regard de la situation sociale du pays. «L’histoire nous lie et nous oblige à bâtir sur la terre de nos ancêtres, l’héritage que nous devons laisser à nos enfants. Chacun de nous en porte la responsabilité. Dès lors, il nous revient de puiser à la source des anciens, la sagesse qui inspire le dialogue et la concertation, pour surmonter nos différences, afin de rester la Nation sénégalaise qui nous rassemble et nous ressemble ; une Nation de coexistence pacifique où le sort de chacun dépend de celui de son prochain parce que nous sommes une seule et même famille», explique ainsi Macky Sall, les motivations de cette invitation.
Evidemment, cette discussion est assortie de conditions. «Je reste ouvert au dialogue et à la concertation, avec toutes les forces vives de la Nation, dans le respect de l’Etat de Droit et des institutions de la République, pour un Sénégal uni, un Sénégal de paix, de stabilité et de cohésion nationale», souligne le Président Sall. Qui était naturellement attendu sur sa participation ou non à la Présidentielle de 2024. Mais le patron de Benno bokk yaakaar, fidèle à ses habitudes, n’a donné aucun indice sur ce sujet. Néanmoins, il est salutaire de reprendre le dialogue au regard de la bipolarisation politique actuelle. En effet, depuis quelque temps, on ne parle que d’une bataille entre Ousmane Sonko et Macky Sall, qui montre une forme de dualité au sein du landerneau politique.
Aujourd’hui, c’est l’image que renvoie aux Sénégalais la configuration actuelle du pays. Ce qui a fait craindre le pire. Si pour l’heure on ignore la réponse des ténors de l’opposition, une chose reste certaine : Alioune Tine devrait applaudir des deux mains. Le coordonnateur d’Afrikajom Center n’a eu de cesse de demander un dialogue pour apaiser la situation politique. Il est désormais entendu. Est-ce que l’opposition va favorablement y répondre ? Va-t-elle décliner comme elle a fait pour le défilé du 4 Avril ? En tout cas, l’Etat ne devrait permettre sous aucun prétexte qu’on boude la table du dialogue pour investir la rue publique et par conséquent empêcher la bonne marche du pays. Quand tout peut être réglé par des mots, on n’a nullement besoin d’une confrontation !
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