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Les Maisons de justice, un outil précieux pour recouvrer de petites créances (Babacar Ngom)

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Les Maisons de justice (MDJ) ont aidé à recouvrer de petites créances pour “plus de cinq milliards de francs CFA, en l’espace de ”quelques années”, a-t-on appris du directeur général adjoint de la justice de proximité et de la promotion de l’accès au droit (DJPPAD) au ministère de la Justice, Babacar Ngom.

“Aujourd’hui, nous avons 33 MDJ et nous sommes conscients que c’est insuffisant. Nos statistiques montrent que celles-ci sont utiles au plan social, les populations les fréquentent et nous avons aidé au recouvrement de petites créances, sur quelques années, de plus de cinq milliards de francs CFA”, a-t-il indiqué sans plus de précision.

Il présidait, lundi, à Kaolack (centre), un atelier de formation portant sur le thème “Renforcer la coordination et disséminer les bonnes pratiques au sein des Maisons de justice du Sénégal”, organisé à l’intention des coordonnateurs et médiateurs des MDJ.

Selon M. Ngom, “plus d’un million d’individus” ont fréquenté, au cours de ces dernières années, les MDJ pour des besoins d’informations judiciaires mais aussi pour d’autres actes divers ou pour l’obtention de pièces juridico-administratives.

L’Etat du Sénégal a développé un programme d’extension de ce dispositif, conscient qu’il constitue désormais un acquis et que les populations y ont adhéré et saisissent régulièrement les MDJ, a-t-il signalé.

Il a précisé que ce programme d’extension “démarre cette année, avec la prévision, dans le budget de 2026, de la construction de cinq nouvelles MDJ qui vont s’ajouter à celles déjà existantes. Et progressivement, nous allons étendre notre maillage au niveau du territoire national”.

Les Maisons de justice, réparties “un peu partout”, “répondent à des besoins précis, notamment de médiation, d’information juridique et d’orientation pour mieux aider les populations à aller vers la justice”, a-t-il expliqué.

Il a également fait état de “besoins d’assistance administrative” pour notamment “aider à rédiger des plaintes”, sans compter que les Maisons de justice aident les citoyens à connaitre leurs droits et à être mieux informées des démarches à faire en cas de contentieux et/ou de litiges par exemple.

M. Ngom a rappelé que ces structures travaillent aux côtés des juridictions, à travers un comité de coordination dirigé par une sorte de conseil d’administration qui réunit le médiateur et le coordonnateur de la MDJ ainsi que l’ensemble de la communauté, et de manière représentative la Gendarmerie, la Police, les délégués de quartier, les “Badiénou Gox” (marraines de quartier), les organisations de femme et de jeunesse.

Les Maisons de justice contribuent par ailleurs à vulgariser les “mécanismes nouveaux” de règlement des conflits, la justice classique n’étant pas parfois “très adaptée à nos réalités socioculturelles”, a relevé le directeur adjoint de la justice de proximité et de la promotion de l’accès au droit.

“La sécurité des personnes et des biens doit être garantie, et chaque citoyen a le droit de saisir la justice. Mais il fallait compléter ce dispositif à côté et amener les populations à privilégier la médiation, le dialogue, sans qu’on nuise à la cohésion sociale. Et ça peut même donner des résultats plus probants en termes de célérité, d’efficacité et de temps”, a-t-il fait valoir.

ADE/BK

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