Les talibans ont reçu l’ordre, ce dimanche 15 août, de ne pas entrer dans la capitale afghane. « L’Émirat islamique ordonne à toutes ses forces d’attendre aux portes de Kaboul, de ne pas essayer d’entrer dans la ville », a affirmé sur Twitter Zabihullah Mujahid, un porte-parole des talibans.
Pourtant, des combattants disent avoir pénétré dans de nombreux quartiers de la capitale afghane pour y « assurer la sécurité », ce dimanche. Auprès de l’Agence France-Presse, trois de leurs hauts responsables ont affirmé que les insurgés s’étaient également emparés du palais présidentiel, après la fuite hors d’Afghanistan du chef de l’État, Ashraf Ghan. Ce dernier a dit avoir fui son pays pour éviter « un bain de sang ». « Les talibans ont gagné », a-t-il déclaré.
La priorité : la sécurité des Français, selon l’Élysée
Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé dimanche que Paris déployait des renforts militaires aux Emirats arabes unis (EAU) pour faciliter l’évacuation de ses ressortissants, après avoir déplacé son ambassade à l’aéroport de Kaboul face à l’avancée des talibans. Une « priorité absolue » pour l’Élysée. Emmanuel Macron, qui suit « la situation heure par heure », s’exprimera lundi à 20 heures, a indiqué l’Élysée. Le Président doit auparavant présider un Conseil de défense en visioconférence à 12 heures.
Les armées françaises ont lancé dimanche soir l’opération d’évacuation des ressortissants français : deux avions de transport de l’armée de l’air, un C130 et un A400M, avec à leur bord du fret et des personnels doivent décoller dans la nuit et lundi matin pour la base aérienne d’Al Dhafra aux Émirats arabes unis, a indiqué le ministère des Armées. « Le dispositif comprenant des éléments de protection, de transit aérien, d’accueil, de soutien médical et de commandement et de coordination effectuera des norias entre Abou Dabi et l’aéroport de Kaboul ».











