Un pays peut enfanter des prédateurs économiques, des laudateurs irréfléchis, des contestataires incultes ou toutes sortes de citoyens répréhensibles, il restera toujours un pays debout tant qu’il conserve la splendeur des institutions qu’il se serait données.
Ce même pays ne s’écroule que lorsque des forces occultes travaillent jour et nuit pour scier les fondements sociétaux, spirituels, moraux, juridiques et constitutionnels qui le portent.
En vérité, le Sénégal est malade de son opposition politique et orphelin de sa Société civile (si elle existe réellement). Parce que toutes deux se confondent dans un inextricable engrenage vicieux, visqueux, nauséabond, difficilement lisible.
L’opposition passe tout son spleen sur ce qui peut disloquer notre cohésion sociale et tout ce qui peut affaiblir et ou anéantir notre République. Au même moment, les «grandes gueules» de la Société civile sont devenues les répondeurs automatiques des autorités et institutions placées à la tête de notre pays.
Je voudrais dire à Alioune Tine, à Seydi Gassama et les autres, que se battre pour les droits de l’Homme commence d’abord par la défense de ce qui fait des nous des citoyens dignes, c’est-à-dire la République et ses atours, l’Etat et ses fondements. Il est vrai que pour capter les fonds des Ong occidentales, il faut que notre pays s’embrase. Pourtant, si cela arrivait, aucun de nous n’en sortirait indemne. Et qu’il n’y aurait aucune conférence de réconciliation nationale qui placerait un Alioune Tine, un Seydi Gassama (ou un de vos semblables) à la magistrature suprême de notre pays. Arrêtez-vous un peu, le Peuple sénégalais est en avance sur vous et sur vos deals insipides !
Défendons d’abord notre cohésion sociale, la décence républicaine et nos institutions : ndey ji seex day têddee njàxanaay. Vous a-t-on une seule fois entendu recadrer l’opposition radicale qui sape au quotidien les atours de la République ? Avez-vous indiqué à Yaw et ses sbires que le Peuple sénégalais a le droit d’écouter le discours de son Président le 31 décembre de chaque année sans aucune perturbation ?
Avez-vous rappelé au Pastef que Pape Djibril Fall a le droit de penser et de se comporter autrement que Birame Soulèye ou un Abass Fall ?
Ce pays est un et indivisible. Le seul bon citoyen est celui qui respecte notre désir commun de vivre ensemble. Et c’est curieux d’entendre aujourd’hui que tout le monde félicite et fait confiance aux magistrats et aux fonctionnaires de la Cour des comptes alors que d’autres (fonctionnaires de la Direction des élections et magistrats en charge des dossiers de PAN et de l’affaire Sonko-Adji Sarr) sont traînés dans la boue et accusés de toutes sortes de tortuosités. Pourtant, ils sortent tous des mêmes écoles et ont tous fait le même serment de servir loyalement ce pays. Depuis quand y a-en-t-il des bons et des mauvais ?
La raison humaine ne s’accommode point de la pensée unique : la notion de Société civile ne peut pas être un nid protecteur pour des politiciens encagoulés. Ceux qui ne peuvent plus rester impartiaux doivent regagner directement les chaumières politiques et s’assumer pleinement. Le rôle d’un droit-de-l’hommiste n’est pas celui de répondeur automatique du président de la République (n’est-ce pas Seydi ?) et tonneau aphone face aux dérives incendiaires de l’opposition radicale. Oui Mansour Faye doit nous éclairer sur les fonds du Covid (le moindre franc de nos finances publiques doit être retracé), mais aussi il fallait dire aux députés de Yaw que le mobilier de l’Assemblée nationale vient de nos impôts et que «moomit warul rees».
Il est grand temps que tous les républicains s’allient avec courage pour barrer la route aux fossoyeurs de notre cohésion sociale, des rouages de notre Etat et des atours de notre République. N’ayons pas peur des insulteurs publics et de la violence des adeptes de la pensée unique. Sinon bonjour «l’hitlérisation» de notre beau Sénégal. A bon entendeur…
Amadou FALL
Inspecteur de l’Education à Guinguinéo
Zemaria64@yahoo.fr
zemazia64@hotmail.fr












