Economie

L’Oqsf brandit son dispositif de sauvetage des relations commerciales

Le rôle des courtiers dans le secteur des assurances est, selon l’Oqsf, éminemment important du fait de son caractère hybride car en plus de participer de façon notoire à la réalisation du chiffre d’affaires du marché, ils sont par ailleurs les mandataires de leurs clients et assurent un rôle de conseil et de défense de leurs intérêts, de la souscription jusqu’au règlement des dommages, en cas de sinistre.
 
A ce titre, l’observatoire indique que dans leur souci constant d’optimiser la qualité des services offerts à leurs clients par les sociétés d’assurances, notamment le règlement diligent des sinistres, les courtiers ont toujours été les premiers pourvoyeurs de dossiers de médiation de l’Oqsf après les tiers lésés , devant les compagnies d’assurances.
 
Dans la foulée, la structure pilotée par Habib Ndao dit constater un renversement de tendances ces dernières années puisque, explique-t-elle, le nombre de dossiers soumis à la médiation par les courtiers ne cesse de diminuer. Cette baisse était de 14% en 2019; 15% en 2020 et pour l’exercice 2021, le nombre de saisines émanant des courtiers d’assurances est passé de 22 dossiers à seulement 02 dossiers, représentant ainsi une baisse d’environ 91%.
 
En ce sens, le médiateur des assurances « entend redynamiser le cadre de collaboration avec les courtiers en leur de qualité de mandataires des assurés pour une meilleure prise en charge des besoins de la clientèle en vue de l’amélioration du climat de confiance dans les relations entre assureurs et assurés.
 
Au cours de l’exercice 2020, le marché sénégalais des assurances comptait 81 sociétés de courtage dûment agréées qui ont réalisé 33% du chiffre d’affaires du marché, soit une contribution de 67 milliards de francs Cfa, rapportent les responsables de l’Oqsf.
 
L’objectif principal visé par l’observatoire et qui a motivé la tenu d’un atelier était de présenter aux courtiers le dispositif de la médiation des assurances de l’Oqsf ainsi que le cadre régissant le décret 2014-1653 relatif à la médiation et à la conciliation.
 
Pour comprendre l’utilité de cet atelier, Amadou Kane Diallo indique qu’il faut déjà s’interroger sur les missions du médiateur des assurances. En effet, dit-il, la médiation est un mode alternatif de résolution des crises.
 
Celui qui se charge de la médiation des assurances au niveau de l’Oqsf souligne que dans le monde entier, au lieu d’aller dans les tribunaux pour régler des conflits financiers, il est de plus en plus récurrents de voir d’abord avec la médiation financière pour tenter d’apporter une solution à même de sauver la relation commerciale qui existe entre les parties concernées.
 
Il rappelle la médiation a été instaurée au Sénégal en 2009, d’abord dans le décret qui organise l’Oqsf avec « deux articles qui parlent du fait que la médiation est logée au niveau de l’Oqsf » et ensuite par un arrêté 22-56 toujours de 2009, qui organise en 18 articles les missions et attributions de médiateur.
 
« Cette rencontre vise à sensibiliser sur le dispositif de médiation des assurances qui est encore très méconnu au Sénégal », souligne Amadou Kane Diallo. A l’en croire, c’est pour faire en sorte que quand les courtiers ou leurs clients ont des problèmes avec leurs compagnies d’assurances, surtout sur le plan des règlements des sinistres, qu’ils puissent, au lieu d’aller ester en justice, passer à la médiation pour que leur relation soit sauvée. « C’est pour inciter les courtiers à l’utilisation gratuite de ce dispositif de médiation », insiste enfin Amadou kane Diallo.
 
Bassirou MBAYE
 

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