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Maladies non transmissibles : Ces maladies sont responsables de 45% des décès en 2022

Les maladies non transmissibles(Mnt) font beaucoup de dégâts dans les pays en voie de développement comme le Sénégal. C’est dans ce cadre que le ministère de la santé à travers la division de lutte contre les maladies non transmissibles a organisé un colloque de trois jours pour parler de ces maladies mais aussi trouver des solutions pour la prise en charge. Au Sénégal, en 2022, les Mnt sont responsables de 45% des décès. Le thème de ce colloque est la prise en charge des maladies non transmissibles au Sénégal : défis et perspectives: enseignements de la Covid-19.

Les maladies cardiovasculaires, le diabète, les cancers, les infections respiratoires chroniques, la maladie rénale chronique, les infections bucco dentaires, les maladies mentales, le drépanocytose, l’hémophilie, les maladies systémiques, les traumatismes et les violences sont les maladies non transmissibles qui sont responsables de beaucoup de cas de décès dans notre pays. Ces décès ont augmenté lors de la pandémie à Covid-19 où plus de 97% des décès étaient liés à des comorbidités. Le directeur général de la santé Dr Bernabé Gning qui présidait la cérémonie estime que ces maladies sont dus à notre mode de vie notamment la sédentarité, l’alimentation trop grasse, trop salée et trop sucrée, le tabac et l’alcool et la pollution atmosphérique sont des facteurs de risques qui méritent d’être combattus. «La pandémie de Covid-19 a fini de montrer l’importance de lutter contre ces maladies car 97% des décès étaient dus à une comorbidités. Les Mnt si nous ne prenons pas les mesures idoines peuvent constituer un frein à l’émergence de notre pays», avertit-il.

A l’en croire, nous travaillons à la mise en place d’un pool de prise en charge des maladies non transmissibles. «Il faut renforcer les hôpitaux et intégrer les Mnt dans les soins de santé primaires. Nous devons tous agir dès maintenant de façon urgente et efficace pour améliorer la santé de nos compatriotes en maintenant les acquis dans les Mnt mais aussi en maitrisant la propagation rapide». Le président de l’alliance nationale contre les maladies non transmissibles Pr Issa Wone affirme que les Mnt dans les pays en développement sont caractérisés par trois facteurs.

«Nos systèmes de santé ne sont prêts sur aucun de leur pilier à la prise en charge efficace et efficiente des maladies non transmissibles»

Le 1er facteur par rapport aux pays riches, ce sont les sujets relativement jeunes qui sont touchés par les maladies non transmissibles. «Le 2e facteur important observé dans les pays en développement est que les allocations de ressources pour la lutte contre les maladies non transmissibles que cela soit des ressources publiques ou privés sont quasi inexistante dans les pays en voie de développement. Le 3é facteur est que nos systèmes de santé ne sont prêts sur aucun de leur pilier à la prise en charge efficace et efficiente des maladies non transmissibles que cela soit au niveau de la gouvernance, des ressources humaines, des infrastructures et équipements, des médicaments et produits essentiels, des systèmes d’informations», se désole t-il.

Pr Wone affirme que la situation du Sénégal n’échappe pas à la règle malgré les avancées réelles et significatives. «Plusieurs défis persistent et qui ne sont des moindres. Le manque criard de spécialistes de médecins et de paramédicaux pour la prise en charge des maladies non transmissibles. La faiblesse de l’industrie pharmaceutique locale de médicaments et produits essentiels utilisés contre les Mnt, la non complétude des informations contre les Mnt qui ignorent certaines zones du pays posant un réel problème d’équité et enfin la faiblesse de l’engagement des acteurs de la société civile dans la lutte contre les Mnt», soutient-il. Avant d’ajouter que c’est pour faire face à cela que l’alliance nationale contre les Mnt est née, elle regroupe une quinzaine d’associations de malades ainsi que des sociétés savantes.

Mame Diarra DIENG

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