Sa sortie de prison, il la doit, dit-il, aux « pressions exercées par les militants du FNDC et ses sympathisants, les citoyens pro-démocratie qui n’ont jamais cessé de se mobiliser afin d’exiger [leur] libération ».
Cette dernière s’est faite en deux temps. D’abord, les chefs religieux sont venus les voir le 8 mai, leur proposant, explique-t-il, un compromis : leur liberté contre l’assurance qu’ils renonceraient à leur lutte citoyenne. Les leaders du FNDC ont refusé.
Puis, le 10 mai, autour de 20h, le directeur de l’administration pénitentiaire vient les voir, porteur d’un message du procureur général de la Cour d’Appel. Ils sont libres ! « Mais quelle liberté ? », s’interrogent alors les militants. À l’autre bout du fil, le procureur évoque une liberté sans condition, jusqu’à la tenue de leur procès.
Ibrahima Diallo estime avoir été victime d’une détention arbitraire
Aujourd’hui, Ibrahima Diallo attend avec impatience ce procès. Il est poursuivi pour « participation à un attroupement interdit et pillages », entre autres. Des charges retenues contre lui et ses camarades, suite à l’organisation de plusieurs manifestations pro-démocratie en juillet 2022.
Ibrahima Diallo estime avoir été victime d’une détention arbitraire, après avoir passé 10 mois de prison, sans jugement. Il affirme qu’il va porter plainte contre l’État guinéen. Devant une juridiction locale, mais aussi sous-régionale, à la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). En attendant, le combat doit continuer pour la démocratie, assure-t-il.












