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Mbour Inquiétudes chez les acteurs scolaires : Le coronavirus guette le lycée Demba Diop

La commune de Mbour figure parmi les épicentres du Covid-19. A ce jour, elle a dépassé 400 cas positifs. Cette situation inquiète de plus en plus, surtout au niveau des écoles où les élèves constituent des vecteurs de la maladie. Dans certaines écoles de la commune, le protocole sanitaire est loin d’être respecté. Ce qui installe la peur chez les acteurs de l’éducation.

Au lycée Demba Diop qui compte plus de 3 000 élèves, les syndicalistes déplorent le relâchement constaté dans le plus grand lycée du département. Le secrétaire général du Cusems à Mbour, Djockel Faye, est sans voix sur la situation qui prévaut «au lycée Demba Diop qui est le troisième plus grand lycée du Sénégal, après le lycée Djignabo de Ziguinchor et le lycée Seydina Limamou Laye de Guédiawaye, réunissant alors plus de 5 000 âmes. A Demba Diop, le dispositif n’est plus respecté. Les intrants pour suivre les gestes barrières, comme le savon ou le gel sont presque inexistants. Cela expose le corps professoral  à d‘énormes  risques de contamination», craint notre interlocuteur.
Dans la cour de l’école, les mesures barrières souffrent, les élèves ne portent presque pas de masques dans la cour. «Il n’y a plus de contrôle, la distanciation physique représente la consigne sanitaire la moins respectée dans l’établissement. Les élèves s’entassent dans les salles de classe comme des pots de sardine avec des élèves qui s’asseyent à trois, et c’est vraiment très inquiétant», se désole le secrétaire général du Cusems à Mbour.
Interpellé sur une probable fermeture des écoles, Djockel Faye juge cette proposition impertinente : «Pour ce qui est de la fermeture de l’école après le premier semestre, je trouve cette mesure impertinente dans la mesure où on nous demande de vivre avec le virus. Si elle arrivait à être prise, elle n’empêcherait nullement la propagation du virus et mettrait l’économie du pays, déjà fragile, à genou», a déclaré M. Faye.
Pour parer à toute éventualité, il invite au respect strict des mesures barrières, mais aussi la mise sur place imminente d’une commission de veille et le recours à trois ou quatre agents de la sécurité de proximité pour exiger le respect des mesures barrières.
Du côté du Saems, le secrétaire général Djiby Diaw déplore le manque de thermo-flash à l’entrée du lycée pour vérifier la température  des potaches, même s’il qualifie la situation d’acceptable. «On devrait disposer de thermo-flash pour pouvoir identifier les élèves ou les professeurs suspects. Malheureusement, il n’y a pas cet outil à l’entrée de l’établissement. Concernant les mesures barrières, vous savez que c’est impossible de les respecter à l’école. Comme l’année passée en fin d’année, on avait seulement les élèves en classe d’examen et on n’avait pas pu respecter les mesures barrières ; à plus forte raison aujourd’hui qu’on reçoit tous les élèves», déplore le secrétaire général du Saems.
Selon M. Diaw, la situation est pire dans la cour de l’école où c’est impossible de faire respecter la distanciation physique ; d‘où l’invite lancée  aux parents d’élèves : «Face à cette deuxième vague devenue plus virulente, nous propo­sons  juste que les parents d’élèves puissent informer davantage les enfants en veillant à ce que ces derniers aient au moins leur gel et leur masque dans leur sac. On a pu acheter des cahiers et des livres pour nos enfants, donc on devrait aujourd’hui aller en ce sens. Ce qui fait qu’il portera son masque et quand il sentira qu’il a touché quelque chose, il va se mettre du gel entre les mains pour pouvoir vraiment se préserver de ce virus. C’est ça que nous proposons aux parents parce que nous savons que l’Etat est impuissant par rapport à ce qui se passe avec ces élèves. Et l’exemple de la rentrée de juin l’avait démontré», a averti Djiby Diaw.

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