Accueil Actualités MEKNÈS – Révolution agricole : Les drones prennent leur envol – Lequotidien

MEKNÈS – Révolution agricole : Les drones prennent leur envol – Lequotidien

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Les drones sont l’une des principales attractions de la 15ème édition du Salon international de l’agriculture du Maroc (Siam). Des dizaines de compagnies offrant des drones, du matériel de surveillance, des périmètres de culture et de suivi des récoltes, ont tenu à mettre en avant ces nouvelles technologies qui ne cessent de s’imposer dans une agriculture à professionnaliser. Adultes et enfants, nul n’est indifférent à ces oiseaux et araignées volantes de toutes tailles.

Les drones dans l’agriculture aident dans les différentes fonctions de survol qu’effectuaient des avions légers et Ulm sur de vastes périmètres. Avec l’utilisation de certains outils, il devient ainsi possible de survoler des périmètres, vérifier l’état et l’évolution des cultures, saupoudrer des pesticides, détecter des contaminations par des herbes sauvages ou chasser des oiseaux granivores. Les outils accompagnant les drones permettent la collecte de données agricoles, donnant une idée de la qualité des sols, du stress hydrique de champs. Ils permettent également l’épandage des engrais solides, des semences et des produits phytosanitaires. C’est donc un bras ouvrier à part entière que constituent les drones agricoles, même si leur diffusion timide en Afrique s’est démocratisée récemment avec beaucoup d’acteurs de l’agriculture, les intégrant dans leurs schémas de solutions pour améliorer la production.
Une visite sur le stand d’un prestataire marocain, représentant un des leaders mondiaux de l’industrie des drones, le chinois DJI, permet de savoir la nature modulable des drones qui, dans l’agriculture comme dans l’élevage, ont des fonctions utilitaires au-delà de celle de surveillance.

Les filières du riz, de la canne sucre, du blé et certaines productions fruitières sur de vastes domaines ont pris les devants quant à l’usage des drones agricoles. Ces dispositifs sont considérés comme moins coûteux que le fait d’affréter de petits avions, avec toute la logistique qui va avec. De plus, la plupart des promoteurs des drones agricoles proposent aux acquéreurs de ces engins, une formation poussée des ressources humaines devant les opérer. Un autre usage des drones agricoles en Afrique est aussi le fait des services des Eaux et forêts et de protection de l’environnement. Ils leur offrent une capacité de projection pour lutter contre des phénomènes comme la coupe illégale de bois, la contamination des cours d’eau, les exploitations minières illégales dont l’orpaillage clandestin. Un exposant néerlandais affirme que son groupe développe un vaste programme avec des Etats ouest-africains pour une surveillance des forêts et des sites hydrauliques par drone.

A la question de savoir l’accessibilité de ces solutions aux millions de petits exploitants opérant sur le continent africain, avec une prévalence de petites exploitations familiales souvent précaires, les réponses des fournisseurs de drones et des prestataires de services sont calquées sur le même plan de vol. Un fournisseur turc et un exploitant allemand, à des stands très distants, répondent que beaucoup de solutions sont acquises par de grands industriels ou coopératives qui font bénéficier à leurs fournisseurs ou à leurs membres, des technologies offertes par les drones. Les coûts sont assumés à ce niveau, rendant soutenable cette nouvelle forme de mécanisation dans l’agriculture.

Les carnets de commande de ces outils et technologies sont bien remplis pour les opérateurs qui, au vu de la nouveauté de cette filière dans l’agriculture de nos pays, commencent sur des déploiements mesurés dans des pays comme le Sénégal, le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Came­roun.

Nos aïeuls fermiers et éleveurs auront sûrement crié au blasphème si on leur disait qu’un jour leurs champs se­raient surveillés par des oi­seaux en fer, commandés d’une petite télécommande ou que leurs troupeaux allaient pâturer sous l’œil vigilant d’un drone.

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