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Migrations – Pour faciliter les transferts d’argent : Le Fida veut accroître l’accès au numérique dans les zones rurales

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Améliorer l’accès des services de transfert d’argent aux travailleurs migrants. Tel est l’objectif visé par le Fida, qui a noué deux nouveaux partenariats afin de promouvoir les services de transfert d’argent international par mobile à bas coût dans les zones rurales.

Par Dieynaba KANE – Le Fonds international de développement agricole (Fida) des Nations unies veut «améliorer l’accès des travailleurs migrants aux services leur permettant d’envoyer, de façon plus abordable, plus rapide et plus sûre, l’argent qu’ils ont durement gagné à leur famille». C’est dans ce cadre qu’il a noué deux nouveaux partenariats qui «visent à accroître l’accès aux services et produits numériques et financiers dans les zones rurales du Sénégal». Un document de cet organisme des Nations unies explique qu’avec l’initiative Prime Africa, cofinancée par l’Union européenne, «le Fida s’est allié à InTouch, une fintech sénégalaise pionnière présente dans 14 pays et spécialisée dans les solutions de paiement, et Orange Money, un émetteur de monnaie électronique, afin de promouvoir les services de transfert d’argent international par mobile à bas coût dans les zones rurales, en déployant un réseau d’agents pérenne dans ces zones encore mal desservies». Le Fida renseigne que «ce partenariat cible le corridor entre la France et le Sénégal, qui représente un tiers des transactions de ce type effectuées dans le pays».

S’agissant du second partenariat, son objectif est de permettre aux opérateurs de transferts numériques d’envoyer directement de l’argent sur des portefeuilles mobiles. «Les partenaires de Mfs Africa sont Paysend en Europe et Afrimoney en Gambie. Au Sénégal, c’est Orange Money qui proposera ce service», informe le document.

Les auteurs du communiqué soulignent que «le coût moyen d’un envoi de fonds de la France ou de l’Italie vers le Sénégal est relativement faible : il s’élève à 4% (3e trimestre 2022), soit un niveau proche de la cible de 3% fixée dans l’Objectif de développement durable 10 (Réduire les inégalités entre les pays et en leur sein)».

Avec ce partenariat, Pedro de Vasconcelos, responsable du Fida, estime qu’il «est possible de réduire encore davantage les coûts des envois de fonds en tirant parti des solutions numériques intégrées de bout en bout permettant la réception des fonds sur des portefeuilles mobiles». Et de préciser : «En effet, au Sénégal, si près de la moitié des adultes ont un porte-monnaie électronique mobile, moins de 5% des envois de fonds entrants passent par ce canal.»

Rappelant que le Sénégal dépend depuis de longues années «des envois de fonds par ses ressortissants à l’étranger», le communiqué souligne que «sur la décennie écoulée, ces envois de fonds représentent environ 10% du Pib». Et d’ajouter : «En 2021, ces flux internationaux ont atteint 2,9 milliards Usd en augmentation de 7% par rapport à l’année 2020, en dépit des contraintes liées au Covid-19.»

Par ailleurs, il a été constaté qu’au Sénégal, 124 communautés rurales ayant un taux élevé de migration reçoivent un volume important d’appels téléphoniques en provenance de la France, soit un écart notable «entre le nombre de détenteurs d’une carte Sim Orange et le nombre d’utilisateurs de services financiers mobiles Orange Money». Selon le Fida, le taux de pénétration d’Ofms dans ces zones rurales était de 13% en 2021.

L’un des objectifs du projet, renseigne Cheikh Tidiane Sarr, Directeur général d’Ofms, «est de doubler le nombre de portefeuilles électroniques dans ces communautés rurales, grâce aux transferts internationaux». Selon le Fida, avec ce projet, «d’ici à 2024, 6000 travailleurs migrants sénégalais et membres de la diaspora en France devraient avoir adopté des solutions numériques à bas coût pour envoyer de l’argent à leur famille». De plus, estime le Fida, «9000 bénéficiaires d’envois de fonds mobiles dans les campagnes sénégalaises utiliseront un porte-monnaie électronique mobile pour recevoir de l’argent et ils pourront compter sur un vaste réseau de 300 agents locaux, pour déposer ou retirer de l’argent, et de 60 commerçants qui accepteront les paiements en ligne effectués depuis l’étranger».
dkane@lequotidien.sn

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