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MORT DE CHEIKH IBRAHIMA COLY : LE GOUVERNEMENT ANNONCE UNE ENQUÊTE

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 Le gouvernement a annoncé l’ouverture d’une enquête pour ‘’déterminer les circonstances’’ de la mort de Cheikh Ibrahima Coly, un jeune décédé jeudi à Bignona (sud), lors d’une manifestation de protestation contre l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko.
Dans un communiqué, il affirme que les manifestations survenues mercredi et jeudi ont ‘’donné lieu à des actes regrettables de vandalisme et de violence ayant malheureusement conduit à une mort d’homme en la personne de Cheikh Ibrahima Coly’’.
Agé d’une vingtaine d’années, ce dernier est décédé dans la mi-journée de jeudi à Bignona, dans la région de Ziguinchor (sud), au cours de manifestations spontanées de protestation contre l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko.
‘’Le gouvernement présente ses condoléances et exprime sa compassion à la famille de la victime’’, ajoute le communiqué, déclarant qu’‘’une enquête a été diligentée pour déterminer les circonstances du décès’’.
Il ‘’condamne fermement les actes de violence, les pillages et destructions de biens publics et privés, et exprime sa solidarité aux personnes physiques et morales impactées par ces actes, dont les instigateurs, auteurs et complices seront recherchés et poursuivis conformément à la loi’’.
Par ailleurs, le gouvernement ‘’met en garde contre la couverture tendancieuse des événements par certains médias, de nature à attiser la haine et la violence’’.
Il assure qu’il ‘’continuera à prendre toutes les dispositions nécessaires au maintien de l’ordre public, conformément aux lois et règlements en vigueur’’.
L’annonce de l’arrestation de M. Sonko pour ‘’trouble à l’ordre public’’ et ‘’participation à une manifestation non autorisée’’ a été suivie, mercredi, de manifestations violentes à Dakar et dans d’autres villes du pays.
L’opposant a été arrêté par des éléments du Groupement d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), au moment où il se rendait au palais de justice de Dakar pour déférer à une convocation d’un juge d’instruction.
Ousmane Sonko, député et candidat à l’élection présidentielle de 2019, était convoqué par le magistrat à la suite d’accusations de ‘’viols répétés’’ et de ‘’menaces de mort’’ portées sur lui par une employée d’un salon de beauté et de massage situé à Dakar.
Son arrestation a eu lieu à la suite du blocage de la voiture qui le conduisait au palais de justice. Il y a eu un désaccord entre M. Sonko et les forces de l’ordre sur l’itinéraire que l’opposant devait emprunter pour aller répondre au juge d’instruction. Des heurts ont ensuite éclaté entre ses militants et des éléments du GIGN.
Ousmane Sonko, un fonctionnaire des impôts et domaines, a été radié en 2016 de la fonction publique par le chef de l’Etat pour manquement au devoir de réserve professionnel. Farouche opposant, il a été élu député en 2017.

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